29 décembre 2008

Alanis Morissette versus Rap macho-bimbo

"Ils disent que je suis réellement sexy, les garçons, ils veulent me ..., Ils se tiennent toujours près de moi, ils dansent toujours près de moi, Ils veulent frôler mon postérieur, regarder mes rondeurs, Tu peux regarder, mais pas toucher, sinon, je vais faire un drame". Telles sont les paroles d'un tube rap des Black Eyed Peas dont le refrain célèbre l'attraction irrésistible des "humps", des rondeurs de Fergie, la chanteuse du groupe.

Alanis Morrissette en a tiré une parodie savoureuse, sur un lent, très lent tempo. Elle met ainsi en valeur, si j'ose dire, la vacuité convenue du texte et prend un plaisir manifeste à casser les clichés du genre, dans un univers résolument "cheap" (versus le "bling-bling" coutumier des rappeurs).

"My humps", par Alanis Morissette, une vidéo anti-lieux communs du show-bizz, pour finir l'année en beauté.


Pour que le plaisir soit complet : le clip original et non distancié de "My Humps", par The Black Eyed Peas.


27 décembre 2008

Anger


Belle énergie.


25 décembre 2008

Christmas Mum


Merry Xmas.

Dessin : Thierry Follain


12 novembre 2008

Melissa auf der Maur, la Victoire en chantant


Cette photo de Melissa auf der Maur, par Loïc Duquesnois, est riche en évocations. Entre rockeuse saisie au vol et statue républicaine, Arc de Triomphe, la Victoire en chantant, et ainsi de suite. Ici, dans l'envol d'un brasier échevelé, la guitare devient une arme, "axe" en anglais, portée au garde-à-vous ou prête à être utilisée. La suspension excessive du mouvement statufie l'artiste. L'intensité naît de l'arrêt sur image et du contraste, ou plutôt de l'harmonie entre peau blême et chevelure roussissime.


Woman on Man


Photo : Max Pucciariello


10 novembre 2008

6 novembre 2008

Kurt Cobain's ghost and his estranged wife


Kurt Cobain's ghost
looked with anger, lust and fear
at his estranged wife.

Moreover,
he suddenly remembered

that his middle name had been :
"Donald".


Thierry Follain


26 octobre 2008

Bardot, la Star et le Solex

Bardot, superbe dans sa maturité, et le Solex, désuet. Deux grands symboles français rassemblés sur la photo, en 1971.

Deux, trois ans plus tard, Brigitte Bardot quitte l'univers du vedettariat mondial, soudain consciente du vide intense qu'il recèle. Et le Solex cède la place aux scooters japonais.

La star incontestée, le deux-roues-fétiche des années 50 et 60 ont fait leur temps. En ce début des années 70, c'est leur fin de règne.

Ce cliché symbolise la fin d'une époque. Le basculement d'une transgression mesurée, d'une économie de vie, à la jouissance et à la consommation sans limite des années 70. D'abord aspiration diffuse d'une jeunesse sur-majoritaire dans une société économiquement développée mais socialement figée, puis simple mécanisme économique et marketing.

Restent deux icônes, celle de "Bardot" étant définitivement associée à l'image de la femme, de la femme française, quelles qu'aient été les péripéties des années suivantes.

La réalité passe. Les symboles restent.
Thierry Follain


Tina Fey : Sarah Palin fait campagne au Saturday Night Live

"I believe than diplomacy should be the cornerstone of any foreign policy! "
"And I can see Russia from my house! "

" I believe global warming is caused by men! "
"I believe it's just God hugging us closer! "

"What's the difference between a hockey mom and a pitbull ?"
"Lipstick."

Ces répliques sont celles du "Non partisan message from Gov. Sarah Palin and Sen. Hillary Clinton", un grand moment de la campagne présidentielle américaine, dans le Saturday Night Live d'NBC, le 14 septembre dernier.

La performance de Tina Fey, sosie de Sarah Palin bourré de tics et de formules pitoyables, a rencontré un succès mérité. Tout comme la rencontre postérieure entre l'actrice-animatrice et la colistière de John Mc Cain sur le même plateau.

Je vous laisse déguster ce grand moment de satire télévisuelle, dans sa version intégrale, à partir du site de NBC (après une petite pub) :



Thierry Follain

19 octobre 2008

Archange Arcan

Ecrivains du Québec, Nelly Arcan, Bibliographie, 2001 : Putain, 2004 : Folle, 2007 : L'enfant dans le miroir, 2007 : À ciel ouvert, 2009 : Paradis clef en main, Arcan, Editions du Seuil, Blog with a View, blog-with-a-view.blogspot.comLire "Putain" de Nelly Arcan, c'est se laisser aspirer par une pensée affolée, convulsée, frénétique, plongée dans une réalité personnelle et sociale implacable. Le discours de la "Putain" est celui de la lutte contre le vide, le sien, celui de sa vie enfantée par des parents mortifères, celui de la femme contemporaine omnubilée par la référence permanente aux "schtroumpfettes" "de quinze ans et leur perfection de bouche entrouverte, ... leur royaume de postures affolantes" qui hantent magazines, affiches, petit et grand écran, univers de référence à l'éternelle jeunesse, sans aucune issue. Qui devient peu à peu lieu de pensée. Cette vacuité effrayante, cette quête et cette faim de séduction, de consommation de dévoration, que rien ni personne ne saurait satisfaire, nous emporte dans un tourbillon dévalant chaque page, nous attire et nous révulse, sans rémission. Archange sombre et lumineux des temps présents, Arcan a écrit un grand livre sur notre rapport égaré à l'être et à l'image, achevant de nous clouer au pilori du non-sens actuel par une cadence narrative rythmique, évangélique. Apocalyptique ?

Thierry Follain

Nelly Arcan : Putain - Points Seuil

D'1 clic, ma chronique sur "Putain", sur fnac.com



Nelly Arcan : "Là où je voulais rester seule"

" Quand j'étais petite, j'étais la plus belle et on m'appelait les yeux bleus, voilà les yeux bleus qui arrivent, voilà les yeux bleus qui pleurent, j'étais un beau rêve qui rend nostalgique toute la journée jusqu'à la nuit suivante, et toute la journée on repense au rêve en se disant qu'il aurait mieux valu y rester... Quand j'étais petite, j'étais la plus belle, je l'étais sans doute comme toutes les petites filles le sont, chacune à faire voler sa robe sous l'action de la corde à danser, j'étais parfaite dans l'ignorance de ce qui m'attendait, oui, c'est à l'adolescence que ça s'est gâté, enfin, il me semble, et à l'école secondaire mes copines étaient plus jolies que moi, les unes comme les autres, elles n'ont jamais rien su de ma haine de les voir ainsi plus jolies car je me suis toujours révoltée en silence, dans le confort de mes fantasmes ... et si mes copines m'avaient été fidèles je n'aurais jamais souhaité leur perte, si elles m'avaient adorée au point de laisser tomber tout le reste, si elles m'avaient suivie comme les apôtres ont suivi Jésus-Christ, les filets de pêche à la dérive, le cœur plein de reconnaissance d'avoir été choisies, j'aurais peut-être fait un effort pour devenir comme elles, charnelles et bouclées, je me serais rangée de leur côté, mais ma maigreur les aidait à sourire, à pencher la tête vers l'arrière pour mettre leur poitrine en valeur, et si la plupart d'entre elles n'avaient rien à faire de ma beauté de déportée, d'autres auront tout de même subi mon influence, elles auront voulu perdre du poids car les petites fesses ne sont-elles pas plus jolies, plus féminines, ne pouvaient-elles pas se priver de chocolat pendant plus de deux jours, et lorsque ces quelques-unes ont commencé à maigrir, j'ai su que j'étais perdue, qu'elles allaient me perdre, j'ai su que je devais partir pour la ville car elles allaient me rejoindre là où je voulais rester seule. "

Extrait de "Putain", de Nelly Arcan - Points, Seuil


Téléchargez ce texte, en pdf


Photo : Andreas Hering


14 octobre 2008

" Where is this hole I hear about ? "

Arkadi Renko, Martin Cruz-Smith's favorite character, is confronted, novel after novel, to different kinds of attractive, dangerous or vibrant women. Even if none of them could compare to his true and late lover, Irina. In "Stalin's ghost", Arkadi has to fight Tanya, a highly good-looking, multi-talented blonde : harpist, pole-dancer, and killer, possibly . Extract : Arkadi meets Tanya again, in an exotic bar in Kver, a russian walla-walla, long after she tried to kill him with a steel wire and after he was shot in the head by a disturbed man. A dangerous life he's got, Arkadi.

" Tanya and a peppy little dancer were up next. The first time he had seen Tanya she was in a white evening gown strumming the harp at the Metropol. In little more than the flesh she was even more in control, with a cool smile and long strides that prompted rhytmic clapping at ringside...

Tanya was sex-wrapped around a pole, with a slow head-down slither that seemed to swallow brass. The other dancer swung around her pole like a dynamo, which seemed quaintly Soviet.
"Tanya had classical training for the ballet, but she grew too big for the men to catch." Urman turned to Arkady. "Well, you've wrestled her, you know." Pacheco's ears perked up. "Wrestled? That sounds interesting." "We had a special moment," Arkady said...

Tany slid off the runway, ignored her ringside regulars and climbered onto Arkadi's lap, where she breathed heavily and stamped him with sweat and powder. She kissed him af is they were lovers reunited and when he tried to ease her off she clung to his neck.
"Where is this hole I hear about ? Is it the size of a bottle cap ?" She pressed herself against his face while she felt his scalp. All that remainded of his operation were drain scars, but she found them. If Arkady had humiliated her, she would humiliate him. "

Martin Cruz-Smith : "Stalin's ghost" - Pan Books -
ISBN 978-0-330-44857-4

Photo : Keith Hartwell


10 octobre 2008

Chicken view


Are we all chickens ?..


3 octobre 2008

The hollow woman - La femme creuse

Dans son roman "Wolves eat dogs" (Chiens et Loups), Martin Cruz-Smith met en scène Eva Kazan, médecin dans la Zone d'exclusion de la centrale de Tchernobyl. Autrefois, pour son plus grand malheur, enfant présente à la grande parade du 1er mai 1986 à Kiev, 5 jours après l'explosion de la centrale. Une évocation des nombreux habitants d'Ukraine et surtout de Biélorussie contaminés pour des générations, dans l'indifférence de la communauté internationale, européenne, notamment.

Eva said, "Every once in a while I remember this thirteen-year-old girl parading on May Day with her idiotic smile. She's moved out of the village to Kiev to live with her aunt and uncle so she can go to a special school for dance;their standards are rigid, but she's been measured and weighed and has the right build. She has been selected to hold a banner that says, 'Marching into the Radiant Future!' She is so pleased the day is warm enough not to wear a coat. The young body is a wonder of growth, the division of cells produces virtually a new person. And on this day she will be a new person, because a haze comes over the sun, a breeze from Chornobyl. And so ends her days of dancing and begins her acquaintanceship with Soviets surgery." She touched the scar. "First the thyroid and then the tumors. That's how you know a true citizen of the Zone. We fuck without worries. I'm a hollow woman; you can beat me like a drum. Still, once in a while, I remember this fatuous girl and am so ashamed oh her stupidity that if I could go back in time with a gun, I would shoot her myself. When this feeling overcomes me, I go to the nearest hole or black house and hide. There are enough black houses that is never a problem. Otherwise, I have nothing to fear...

Eva dit : "Je me souviens parfois de cette fille de treize ans qui parade le 1er mai avec un sourire béat. Elle a quitté son village, rejoint son oncle et sa tante à Kiev pour suivre les cours de l'écoles de danse; leurs critères sont rigides, mais elle a été pesée, mesurée et elle a la bonne carrure. On l'a choisie pour porter la bannière "Marchons vers un futur radieux! ". La journée est assez douce pour se passer de veste, et elle en est heureuse. Son jeune corps est une merveille de croissance, la division des cellules y élabore un être nouveau. Et, de fait, ce jour-là, elle va devenir une autre, car une brume voile le ciel, portée par la brise en provenance de Tchernobyl. Ainsi s'achèvent ses jours de danseuse et commence sa longue relation avec la chirurgie soviétique." Elle toucha sa cicatrice. "D'abord la thyroîde, puis les tumeurs. C'est à celà que tu reconnais les véritables citoyens de la Zone. Nous baisons sans soucis. Je suis une femme creuse; tu pourrais me battre comme un tambour. De temps à autre, je me souviens de cette fille futile... j'ai tellement honte de sa stupidité; si je pouvais revenir dans le passé avec un révolver, je la tuerais sans hésiter. Quand ce sentiment me suffoque, je vais me cacher dans un trou ou la maison condamnée la plus proche. Il y a tant de maisons contaminées... j'ai le choix. Autrement, je ne redoute rien ...

traduit par l'auteur de ce blog

Martin Cruz-Smith - Wolves eat dogs (Pan Books) - Chiens et loups (Robert Laffont)

27 septembre 2008

Do angels lie ?

Do angels lie ?

Do angels lay down our dreams ?

Do angels fake ?

Do fake angels lie ?


29 juillet 2008

Pourquoi pas, il pleut

La pluie frappait les fenêtres de l'étudiante. Elle était assise sur le canapé et lisait "I've been Down So long, Looks Like up to Me." Quinn se rendit dans la salle de bains, il trouva une boîte de pilules contraceptives sur le lavabo. En retournant dans le salon, il remarqua que la fille ne portait pas (plus) de soutien-gorge sous son sweat-shirt. La chaîne stéréo passait "Mr. Tambourine Man". Elle dit quelque chose, il répondit quelque chose, elle rit, lui aussi. Elle jouait avec l'enveloppe en papier kraft. Ses cheveux étaient tout près du visage de Quinn. Leurs doigts se frôlèrent, elle ne retira pas sa main. Quand elle leva son visage vers lui, elle avait les yeux fermés. Il l'embrassa et glissa sa main sous le sweat-shirt. Elle dit : "Pourquoi pas, il pleut".

City of shadows - La ville des ombres- James Grady - Rivages Thriller


1 juillet 2008

Audition, Hard candy : dures à croquer

Hard candy, de David Slade (2005), confronte Hayley, web-surfeuse de 14 ans à Jeff Kohlver, séduisant photographe de 32 ans en quête de chair (très) fraîche. Lorsqu'ils se rencontrent, elle fait preuve de candeur face à cet homme devant lequel tant de femmes se sont dévêtues, mais aussi de hardiesse juvénile. Une fois chez lui, le rapport de force bascule rapidement, et l'homme se retrouve tout à coup exposé à de longues exhortations morales, un examen impitoyable de son trouble passé... et une menace d'émasculation en direct.

Si Ellen Page est convaincante dans ce rôle de teenager en contrôle de la situation, Patrick Wilson ne parvient pas vraiment à convaincre... son regard clair et vide et son jeu superficiel évoquant, disons, le pâle Jeff Daniels (pas d'offense !..).

La situation dépeinte dans "Hard Candy" n'est pas sans évoquer Audition de Takashi Miike, sorti en 2002. A l'issue d'un long cheminement en quête d'une juvénile épouse, l'honorable Shigeharu Aoyama se retrouve lui aussi au pouvoir d'Asami, jeune femme sadique, alias la troublante Eihi Shiina...

De fait, Hard candy est à Ôdishon ce que le "Canada dry" est au rhum de plantation... Difficile, il est vrai, de battre un cinéaste nippon en matière d'ambiance trouble, cauchemardesque, ou SM raffinée. Le stressant The Ring, de Gore Verbinski, avec Naomi Watts (2002), fait sans doute exception.

Thierry Follain


25 juin 2008

Too many ghosts

There are too many ghosts in this world.
Ghosts which could just have been

women.

Photo : Muslim women in Indonesia. DR.


24 juin 2008

The light is shinning through


" The light is shinning through like never before". That's part of Hillary Clinton's current message, on her campaign site, Hillaryclinton.com. The purpose is to emphasyze the historical importance of her candidacy and to call for contributions to erase Hillary's huge campaign's debt.


So, in this positive video, the cosy and peaceful atmosphere is back. Yellow roses are blooming, and, yes, the light is really "shinning through" the curtain.


8 juin 2008

Hillary in full light

When she officially got into the presidential race, in her "I'm in" video, Hillary Clinton was filmed in a rassuring middle-class background, with family pictures and the soft glow of a lamp. A modern woman adressing her audience in an intimate way.

When Hillary quit last week, thanking her supporters for all they did for her, it was in plain articicial light. A harsh lighting for a bitter fact. An hastily recorded message, and who cared about the furniture ? The wide pannel windows opening on a brilliant future had been replaced with a sad curtain. Like the one on a stage at the end of the play.

Hillary's lamp is no more on.


6 juin 2008

Angel call


These flowers

I put on your tomb
where some call
to the womb
which bore you someday
and gave you way to this strange
summer light.


These flowers
on your tomb,
frozen by the winter wind,
are just a powerless gift,
a futile call to your departed
days.

I don't believe you ever were an angel,
nor that you need to become
one.


Thierry Follain

A Home Made production



25 mai 2008

Women of War

" Women...

Either they contribute to victory
or they botch it with their careless talks...


You never know. "

" Are they in love with you ?

Do they cheat on you ? "


" You're never sure,

you never know. "




24 mai 2008

Wet dream : le sado-masochisme coule à flots !


If it's not a male-oriented fantasy,
I don't know what it is ! (smile)




17 mai 2008

Madonna's pussy - Le minou de Madonna


Madonna with a cat,

Madonna as a cat.

A seen by Martin H. Schreiber,
in 1979, when she was still
Madonna Louise Ciccone.



Hail, Debbie !

Debbie Harry at the premiere of Squeezebox!, 2008. The ex-Blondie singer-leader made her own career, particularly at The Squeezebox Club, a gay/punk rock place with promiscuous sexual and stimulating practices. In the Squeezebox! movie, bye Steven Saporito and Zach Shaffer, Ms. Harry plays herself.

Long life, Debbie !


See Debbie in a TV performance of "Call me" , in 1981. On my Hitherto73 YouTube Channel.


Photo : David Shankbone



Silk and satin


Come, let me sing into your ear
Those dancing days are gone,
All that silk and satin gear...


W.B.Yeats


16 mai 2008

Scary


SCARIFYING ME
MAKES ME
SCARE
MYSELF




11 mai 2008

Vachement cool

Life is better with an active milkmaid.

C'est ce qui s'appelle prendre en traite.



10 mai 2008

Nourritures terrestres, nourritures célestes


La beauté ne peut être possédée qu'un instant fugace,
telle une eau vive, claire, rafraîchissante
que l'on emprisonne maladroitement dans ses mains.

Comme le dit ce proverbe sicilien
cité par Sciascia :
"Elle se boit comme un verre d'eau".


30 avril 2008

Grand Theft Auto s'illustre

Ici sur un mur américain, cette image a été reprise sur les affiches 4X3 de la campagne de lancement de Grand Theft Auto IV en France.

Au-delà du débat sur le jeu vidéo lui-même, ça fait plaisir de voir une illustration occuper le terrain publicitaire, saturé de photos et montages plus ou moins subtils.

Retour, pour la communication, du moins, à une ligne épurée...


6 mars 2008

La joie


La joie est une enfant gracile qui avance, en équilibre, sur un étroit muret, bras écartés. Elle peut s'envoler vers des cieux inaccessibles, ou choir de l'autre côté du mur.

La joie est une enfant fragile qui se nourrit des regards, des paroles et des applaudissements des accompagnateurs, spectateurs, de cette voix qui parle en elle,

et répète :

" Un pas, encore. Un pas pour vivre, un pas pour rire.
Un pas pour être délivré de toute

pesanteur. "


5 mars 2008

PJ Harvey : Man-Size, incroyablement Live !

PJ Harvey rock'n rolle sur "Man-Size", dans une maîtrise hallucinée de sa voix, de son corps et de sa Gretsch

Ci-dessous une intense séquence de PJ Harvey. "Man-Size", enregistrée lors de son "White Chalk' Tour, en 2007.

L'univers éthéré et passéiste de "White chalk", souligné par la vêture à la Emily Dickenson, se confronte là à l'intense esprit rock qui habite Polly Jean depuis ses origines (blouson de cuir et Doc Martens).

Elle monte en intensité tout au long du morceau, aboutissant à une séquence hallucinée, où elle rock'n rolle sur place tout en infligeant à sa Gretsch des accords saturés, répétés, saccadés.


Si vous aimez l'intensité, just enjoy...

28 février 2008

Un Oscar pour une femme libre

La sympathique remise de l'Oscar à Marion Cotillard, symbole de la liberté acquise par la femme occidentale.

C'était sympa, la remise de l'Oscar à Marion Cotillard. Par son naturel, sa sincérité, sa simplicité. Une Star sans les artifices (ça lui viendra ou lui reviendra bien assez tôt). Je me suis, mais oui, senti fier de voir cette petite Française parvenir avec grâce au zénith du cinéma mondial.

En y réfléchissant, malgré ses multiples tares et défauts, elle n'est pas si mal, la civilisation qui permet de tels accomplissements féminins, aux Oscars ou dans la vie de tous les jours. Raison de plus pour être vigilants contre tous les communautarismes et retour de vagues religieux ou pseudo-religieux qui aimeraient renvoyer les femmes des décennies ou des siècles en arrière...

Et tout cela à partir d'une remise d'Oscar (sourire) !

16 février 2008

Code Pink : Faites l'humour, pas la guerre !


"Pas de paix, pas de câlins" (traduction expurgée). Cette proclamation était le cri de ralliement des femmes de Code Pink lors de la Marche pour la Paix, à Seattle, en octobre 2007.


Les Code Pink Ladies luttent depuis 2002 contre la poursuite de la guerre en Irak, pour une redistribution des budgets vers la santé, l'éducation et autres activités plus propices à la vie.

Cela dit, j'ai du mal à imaginer un mouvement de contestation français utilisant une accroche similaire à "No peace, no pussy". Il y a quelque chose de ludique dans le pragmatisme anglo saxon !..




10 février 2008

Humanité

Notre humanité révélée, au-delà des codes, des apparences. Liens souterrains, puissants, qui nous font naître au monde.


6 février 2008

Et Dieu créa la femme


Une icône française et mondiale comme Bardot est une création. D'une jeune femme, on crée un archétype, un modèle qui déferle dans l'imaginaire masculin, féminin, dans un flux sensuel, envieux, admiratif, désirant.

Ici, le corps parfait de BB semble naître du droit, du doigt divin du réalisateur, du directeur de la photo, de la maquilleuse en chef. Sous l'astre artificiel du projecteur, la star à la moue boudeuse est maquillée, parée, avant d'être immortalisée.

Avec Bardot, pourtant, on peut se demander si le créateur fait mieux qu'accompagner sa créature. Quand on la voit de film en film, dans ses interprétations minimalistes de chansons, elle promène la même sensualité indolente. Même si elle l'a renié au crépuscule de sa vie de star, c'est ce pouvoir sensuel et naturel qui a fait d'elle une icône , dont le nom, "Bardot" tout court, les "initiales BB" célébrées par un Gainsbourg pour un fois dominé, résonnent encore partout dans le monde.

D'où sa place particulière dans l'ordre désirant universel. Celui de la Française spontanée et sensuelle. Complémentaire de la sensualité froide et distante de Catherine Deneuve. Des icônes féminines représentatives d'un pays fantasmé, et non seulement d'elles-mêmes. Assez fascinant...

Thierry Follain



27 janvier 2008

L'homme descend-t-il du singe ?


L'orang-outang n'est pas censé représenter
la part masculine de l'humanité,
j'espère ?


19 janvier 2008

Heather Nova : "Sugar", bitter and sweet

"Sugar", d'Heather Nova, est une chanson en complet décalage avec l'évocation tendre et sirupeuse de son titre. Impressionniste, elle dépeint de manière prenante l'expérience amère d'une jeune femme.

Un grand talent d'écriture, de composition et d'interprétation.


On the Vermont Transit Bus,

I leaned my arm into a little chunk of sun, going somewhere

older than I was,
Strapped into something tight, keeping me small.
I dug into you like rock climbing;
Too scared of coming down,
Too scared of going up,
Too scared of rockface.
I should’ve split my sides or spilled my guts or hit you or something,
But I was good, and your father’s little pancakes
So round and perfect and me sitting up too straight,
Laughing in wrong places, kissing you,
Kissing up, kissing too soon.

When the cock crows
When the morning comes where will I go?
When the cock crows
When the love is gone where will I go?

And when you got me pregnant I stopped the party and
I stopped the typewriter and I stopped your dumb ball game in the red barn and I
Stopped your father and bled instead.
And I felt the lie - something sticky on the inside,
A bitter wind in my throat,
Stopping me wanting,
In my stomach, in my head and you said

Sugar sugar, you couldn’t come come
Sugar sugar, without your mother
Sugar sugar, you couldn’t taste it
Sugar sugar, in my throat.

When the cock crows
When the morning comes where will I go?
When the cock crows
When the love is gone where will I go?



15 janvier 2008

Lobster Bar : Les Parents

Les habitués du Lobster Bar vous font profiter, très irrégulièrement, de leur sagesse quelque peu embrumée.

Aujourd'hui : le jeune homme aux rouflaquettes et au blouson de motard.


"C'est pas parce qu'on a pas choisi nos parents à la naissance qu'on leur doit amour et respect jusqu'à la fin de leurs jours..."

A méditer également :

Lobster Bar : Les Oiseaux


13 janvier 2008

Welcome to "World with a view"

Pop, New Wave, Cold Wave, Ska,
chanteuses anglo-saxonnes,
incursions dans les années 60, 70, 80,


mes "chaînes" YouTube World with a View,
puis World with a View 2
ont trouvé le succès auprès de 250 abonnés.


WWAV 2 fut éradicée par YouTube pour une contestation sur les droits d'auteurs d'un "clip" de Bardot : La Madrague. 1963 ! C'était drôle, mais cela ne m'a pas fait rire.

Aujourd'hui se diffuse jour après jour "Down by the water", chaîne aux ambitions de programmation plus resserrées. Montages personnels inclus.

Les chiffres d'audience montent.
Mauvais signe pour sa survie !


Photo Debbie Harry : Philippe Carly