A la fin de "Der Untergang" (La chute), film qui nous plonge au coeur de la démence nazie agonisante, circonscrite à quelques quartiers de Berlin, une chancellerie en ruine et un bunker glauque, le réalisateur, Oliver Hirschbiegel, s'offre et nous offre une pause quasi-onirique.
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Après cette respiration, Der Untergang reprend un cours pédagogique, incluant énoncé du destin des divers protagonistes et témoignage, voire remords de la vraie Traudl Junge, peu avant sa mort en 2002.
Le coeur du réalisateur de Der Untergang semble avoir balancé un instant entre catharsis purificatrice, le cheminement de deux êtres apaisés après le crépuscule nazi vers un halo doré, et nécessité de rendre des comptes à l'Histoire. Comme s'il avait voulu, un bref moment, échapper à sa propre création crépusculaire...
Difficile choix entre histoire et Histoire...
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