27 septembre 2008

Do angels lie ?

Do angels lie ?

Do angels lay down our dreams ?

Do angels fake ?

Do fake angels lie ?


29 juillet 2008

Pourquoi pas, il pleut

La pluie frappait les fenêtres de l'étudiante. Elle était assise sur le canapé et lisait "I've been Down So long, Looks Like up to Me." Quinn se rendit dans la salle de bains, il trouva une boîte de pilules contraceptives sur le lavabo. En retournant dans le salon, il remarqua que la fille ne portait pas (plus) de soutien-gorge sous son sweat-shirt. La chaîne stéréo passait "Mr. Tambourine Man". Elle dit quelque chose, il répondit quelque chose, elle rit, lui aussi. Elle jouait avec l'enveloppe en papier kraft. Ses cheveux étaient tout près du visage de Quinn. Leurs doigts se frôlèrent, elle ne retira pas sa main. Quand elle leva son visage vers lui, elle avait les yeux fermés. Il l'embrassa et glissa sa main sous le sweat-shirt. Elle dit : "Pourquoi pas, il pleut".

City of shadows - La ville des ombres- James Grady - Rivages Thriller


1 juillet 2008

Audition, Hard candy : dures à croquer

Hard candy, de David Slade (2005), confronte Hayley, web-surfeuse de 14 ans à Jeff Kohlver, séduisant photographe de 32 ans en quête de chair (très) fraîche. Lorsqu'ils se rencontrent, elle fait preuve de candeur face à cet homme devant lequel tant de femmes se sont dévêtues, mais aussi de hardiesse juvénile. Une fois chez lui, le rapport de force bascule rapidement, et l'homme se retrouve tout à coup exposé à de longues exhortations morales, un examen impitoyable de son trouble passé... et une menace d'émasculation en direct.

Si Ellen Page est convaincante dans ce rôle de teenager en contrôle de la situation, Patrick Wilson ne parvient pas vraiment à convaincre... son regard clair et vide et son jeu superficiel évoquant, disons, le pâle Jeff Daniels (pas d'offense !..).

La situation dépeinte dans "Hard Candy" n'est pas sans évoquer Audition de Takashi Miike, sorti en 2002. A l'issue d'un long cheminement en quête d'une juvénile épouse, l'honorable Shigeharu Aoyama se retrouve lui aussi au pouvoir d'Asami, jeune femme sadique, alias la troublante Eihi Shiina...

De fait, Hard candy est à Ôdishon ce que le "Canada dry" est au rhum de plantation... Difficile, il est vrai, de battre un cinéaste nippon en matière d'ambiance trouble, cauchemardesque, ou SM raffinée. Le stressant The Ring, de Gore Verbinski, avec Naomi Watts (2002), fait sans doute exception.

Thierry Follain


25 juin 2008

Too many ghosts

There are too many ghosts in this world.
Ghosts which could just have been

women.

Photo : Muslim women in Indonesia. DR.


24 juin 2008

The light is shinning through


" The light is shinning through like never before". That's part of Hillary Clinton's current message, on her campaign site, Hillaryclinton.com. The purpose is to emphasyze the historical importance of her candidacy and to call for contributions to erase Hillary's huge campaign's debt.


So, in this positive video, the cosy and peaceful atmosphere is back. Yellow roses are blooming, and, yes, the light is really "shinning through" the curtain.


8 juin 2008

Hillary in full light

When she officially got into the presidential race, in her "I'm in" video, Hillary Clinton was filmed in a rassuring middle-class background, with family pictures and the soft glow of a lamp. A modern woman adressing her audience in an intimate way.

When Hillary quit last week, thanking her supporters for all they did for her, it was in plain articicial light. A harsh lighting for a bitter fact. An hastily recorded message, and who cared about the furniture ? The wide pannel windows opening on a brilliant future had been replaced with a sad curtain. Like the one on a stage at the end of the play.

Hillary's lamp is no more on.


6 juin 2008

Angel call


These flowers

I put on your tomb
where some call
to the womb
which bore you someday
and gave you way to this strange
summer light.


These flowers
on your tomb,
frozen by the winter wind,
are just a powerless gift,
a futile call to your departed
days.

I don't believe you ever were an angel,
nor that you need to become
one.


Thierry Follain

A Home Made production



25 mai 2008

Women of War

" Women...

Either they contribute to victory
or they botch it with their careless talks...


You never know. "

" Are they in love with you ?

Do they cheat on you ? "


" You're never sure,

you never know. "




24 mai 2008

Wet dream : le sado-masochisme coule à flots !


If it's not a male-oriented fantasy,
I don't know what it is ! (smile)




17 mai 2008

Madonna's pussy - Le minou de Madonna


Madonna with a cat,

Madonna as a cat.

A seen by Martin H. Schreiber,
in 1979, when she was still
Madonna Louise Ciccone.



Hail, Debbie !

Debbie Harry at the premiere of Squeezebox!, 2008. The ex-Blondie singer-leader made her own career, particularly at The Squeezebox Club, a gay/punk rock place with promiscuous sexual and stimulating practices. In the Squeezebox! movie, bye Steven Saporito and Zach Shaffer, Ms. Harry plays herself.

Long life, Debbie !


See Debbie in a TV performance of "Call me" , in 1981. On my Hitherto73 YouTube Channel.


Photo : David Shankbone



Silk and satin


Come, let me sing into your ear
Those dancing days are gone,
All that silk and satin gear...


W.B.Yeats


16 mai 2008

Scary


SCARIFYING ME
MAKES ME
SCARE
MYSELF




11 mai 2008

Vachement cool

Life is better with an active milkmaid.

C'est ce qui s'appelle prendre en traite.



10 mai 2008

Nourritures terrestres, nourritures célestes


La beauté ne peut être possédée qu'un instant fugace,
telle une eau vive, claire, rafraîchissante
que l'on emprisonne maladroitement dans ses mains.

Comme le dit ce proverbe sicilien
cité par Sciascia :
"Elle se boit comme un verre d'eau".


30 avril 2008

Grand Theft Auto s'illustre

Ici sur un mur américain, cette image a été reprise sur les affiches 4X3 de la campagne de lancement de Grand Theft Auto IV en France.

Au-delà du débat sur le jeu vidéo lui-même, ça fait plaisir de voir une illustration occuper le terrain publicitaire, saturé de photos et montages plus ou moins subtils.

Retour, pour la communication, du moins, à une ligne épurée...


6 mars 2008

La joie


La joie est une enfant gracile qui avance, en équilibre, sur un étroit muret, bras écartés. Elle peut s'envoler vers des cieux inaccessibles, ou choir de l'autre côté du mur.

La joie est une enfant fragile qui se nourrit des regards, des paroles et des applaudissements des accompagnateurs, spectateurs, de cette voix qui parle en elle,

et répète :

" Un pas, encore. Un pas pour vivre, un pas pour rire.
Un pas pour être délivré de toute

pesanteur. "


5 mars 2008

PJ Harvey : Man-Size, incroyablement Live !

PJ Harvey rock'n rolle sur "Man-Size", dans une maîtrise hallucinée de sa voix, de son corps et de sa Gretsch

Ci-dessous une intense séquence de PJ Harvey. "Man-Size", enregistrée lors de son "White Chalk' Tour, en 2007.

L'univers éthéré et passéiste de "White chalk", souligné par la vêture à la Emily Dickenson, se confronte là à l'intense esprit rock qui habite Polly Jean depuis ses origines (blouson de cuir et Doc Martens).

Elle monte en intensité tout au long du morceau, aboutissant à une séquence hallucinée, où elle rock'n rolle sur place tout en infligeant à sa Gretsch des accords saturés, répétés, saccadés.


Si vous aimez l'intensité, just enjoy...

28 février 2008

Un Oscar pour une femme libre

La sympathique remise de l'Oscar à Marion Cotillard, symbole de la liberté acquise par la femme occidentale.

C'était sympa, la remise de l'Oscar à Marion Cotillard. Par son naturel, sa sincérité, sa simplicité. Une Star sans les artifices (ça lui viendra ou lui reviendra bien assez tôt). Je me suis, mais oui, senti fier de voir cette petite Française parvenir avec grâce au zénith du cinéma mondial.

En y réfléchissant, malgré ses multiples tares et défauts, elle n'est pas si mal, la civilisation qui permet de tels accomplissements féminins, aux Oscars ou dans la vie de tous les jours. Raison de plus pour être vigilants contre tous les communautarismes et retour de vagues religieux ou pseudo-religieux qui aimeraient renvoyer les femmes des décennies ou des siècles en arrière...

Et tout cela à partir d'une remise d'Oscar (sourire) !

16 février 2008

Code Pink : Faites l'humour, pas la guerre !


"Pas de paix, pas de câlins" (traduction expurgée). Cette proclamation était le cri de ralliement des femmes de Code Pink lors de la Marche pour la Paix, à Seattle, en octobre 2007.


Les Code Pink Ladies luttent depuis 2002 contre la poursuite de la guerre en Irak, pour une redistribution des budgets vers la santé, l'éducation et autres activités plus propices à la vie.

Cela dit, j'ai du mal à imaginer un mouvement de contestation français utilisant une accroche similaire à "No peace, no pussy". Il y a quelque chose de ludique dans le pragmatisme anglo saxon !..




10 février 2008

Humanité

Notre humanité révélée, au-delà des codes, des apparences. Liens souterrains, puissants, qui nous font naître au monde.


6 février 2008

Et Dieu créa la femme


Une icône française et mondiale comme Bardot est une création. D'une jeune femme, on crée un archétype, un modèle qui déferle dans l'imaginaire masculin, féminin, dans un flux sensuel, envieux, admiratif, désirant.

Ici, le corps parfait de BB semble naître du droit, du doigt divin du réalisateur, du directeur de la photo, de la maquilleuse en chef. Sous l'astre artificiel du projecteur, la star à la moue boudeuse est maquillée, parée, avant d'être immortalisée.

Avec Bardot, pourtant, on peut se demander si le créateur fait mieux qu'accompagner sa créature. Quand on la voit de film en film, dans ses interprétations minimalistes de chansons, elle promène la même sensualité indolente. Même si elle l'a renié au crépuscule de sa vie de star, c'est ce pouvoir sensuel et naturel qui a fait d'elle une icône , dont le nom, "Bardot" tout court, les "initiales BB" célébrées par un Gainsbourg pour un fois dominé, résonnent encore partout dans le monde.

D'où sa place particulière dans l'ordre désirant universel. Celui de la Française spontanée et sensuelle. Complémentaire de la sensualité froide et distante de Catherine Deneuve. Des icônes féminines représentatives d'un pays fantasmé, et non seulement d'elles-mêmes. Assez fascinant...

Thierry Follain



27 janvier 2008

L'homme descend-t-il du singe ?


L'orang-outang n'est pas censé représenter
la part masculine de l'humanité,
j'espère ?


19 janvier 2008

Heather Nova : "Sugar", bitter and sweet

"Sugar", d'Heather Nova, est une chanson en complet décalage avec l'évocation tendre et sirupeuse de son titre. Impressionniste, elle dépeint de manière prenante l'expérience amère d'une jeune femme.

Un grand talent d'écriture, de composition et d'interprétation.


On the Vermont Transit Bus,

I leaned my arm into a little chunk of sun, going somewhere

older than I was,
Strapped into something tight, keeping me small.
I dug into you like rock climbing;
Too scared of coming down,
Too scared of going up,
Too scared of rockface.
I should’ve split my sides or spilled my guts or hit you or something,
But I was good, and your father’s little pancakes
So round and perfect and me sitting up too straight,
Laughing in wrong places, kissing you,
Kissing up, kissing too soon.

When the cock crows
When the morning comes where will I go?
When the cock crows
When the love is gone where will I go?

And when you got me pregnant I stopped the party and
I stopped the typewriter and I stopped your dumb ball game in the red barn and I
Stopped your father and bled instead.
And I felt the lie - something sticky on the inside,
A bitter wind in my throat,
Stopping me wanting,
In my stomach, in my head and you said

Sugar sugar, you couldn’t come come
Sugar sugar, without your mother
Sugar sugar, you couldn’t taste it
Sugar sugar, in my throat.

When the cock crows
When the morning comes where will I go?
When the cock crows
When the love is gone where will I go?



15 janvier 2008

Lobster Bar : Les Parents

Les habitués du Lobster Bar vous font profiter, très irrégulièrement, de leur sagesse quelque peu embrumée.

Aujourd'hui : le jeune homme aux rouflaquettes et au blouson de motard.


"C'est pas parce qu'on a pas choisi nos parents à la naissance qu'on leur doit amour et respect jusqu'à la fin de leurs jours..."

A méditer également :

Lobster Bar : Les Oiseaux


13 janvier 2008

Welcome to "World with a view"

Pop, New Wave, Cold Wave, Ska,
chanteuses anglo-saxonnes,
incursions dans les années 60, 70, 80,


mes "chaînes" YouTube World with a View,
puis World with a View 2
ont trouvé le succès auprès de 250 abonnés.


WWAV 2 fut éradicée par YouTube pour une contestation sur les droits d'auteurs d'un "clip" de Bardot : La Madrague. 1963 ! C'était drôle, mais cela ne m'a pas fait rire.

Aujourd'hui se diffuse jour après jour "Down by the water", chaîne aux ambitions de programmation plus resserrées. Montages personnels inclus.

Les chiffres d'audience montent.
Mauvais signe pour sa survie !


Photo Debbie Harry : Philippe Carly

31 décembre 2007

Bonne et intense Année !


J'ai hésité entre les biches dans la neige,
les Champs-Elysées illuminés,
l'atoll aux eaux luminescentes...

mais, au fond,
une année nouvelle ne présente d'intérêt
qu'intense.

Or donc,

que votre chemin soit droit ou sinueux,
vos perspectives claires ou brumeuses,
vos amours florissants ou déclinants,

je vous souhaite

une Bonne
et intense
Année.



Thierry Follain


29 décembre 2007

Ca va, ça vient


Dans le parc désert,
tu marchais sous le soleil
pâle
de mai,

tu récitais ton mantra
favori,
ton refuge quand la vie se couvrait,

tu te répétais

"Ca va.
Ca va.
Ca va.

Ca va, ça vient".

Ca va, ça vient,
ces images dans ma mémoire
soumise aux diktats
des regrets
à la morsure des remords.


Ca va,
ça vient
à tout vat,
ces images, ces sensations-
là.

T'étais une fille super,
tu marchais,
tu pensais à une journée
où on riait,
où on dansait
en avançant
sous un soleil qui semblait neuf,

nous ne serions jamais vieux.

Mais le temps et la joie,
c'est fragile,

ça va,
ça va,
puis
ça s'en va

Ca va, ça vient,
mais ça n'avance à rien,

on n'en garde rien
que ces traces,
ces regrets, ces remords
qui griffent au détour
d'un souvenir
et d'un rire
depuis longtemps
effacés, du passé
décomposé.


T'étais une fille super,
dans le parc désert,
tu marchais au soleil,
tu avais cru trouver
où ça allait
tout ça,
quand on s'est rencontrés,
quand on s'est serrés,
reconnus,
inconnus jusqu'alors.

Tu marchais sur cette allée,
aujourd'hui,
je t'ai croisée
sans rien dire,
tu parlais, tu encourageais
une fillette
tout près de toi,

elle sautait à la corde
sur le sable compacté comme le temps qui s'était
écoulé,

elle vibrait au rythme de la corde qu'on distinguait
à peine,
virant, virevoltant
autour d'elle,
tel le temps passé.

Le temps,
l'amour,
ça va,
ça va, ça vient.

T'étais une fille super,
et ta fille te ressemble,

ardente,
souriante,
intouchable et touchante.

La vie et la beauté,
c'est comme les souvenirs,

d'un jour à l'autre,
d'un être à l'autre,

ça va,
ça vient.



25 décembre 2007

Alice Wells, la force fragile

La jeune photographe Alice Wells crée un univers 100% féminin, mettant en scène le mélange subtil d'impudence et de fragilité qui caractérise souvent les jeunes femmes.

Cette dualité lumineuse, épurée, caractérise le "Thesis Show" qu'elle a publié sur le web, à l'issue de ses études à la School of the Arts Institute of Chicago.

Elle poursuit sur son site, Alicewells.com, l'exploration d'une sensualité de plus en plus contrastée, ambigüe.

A travers une pureté apparente, l'oeuvre d'Alice Wells évoque le trouble profond, caché, qui vit en l'être, masculin ou féminin. Le trouble tendant à prendre le dessus.

A suivre...



21 décembre 2007

Histoire d'Eau


Elle est jeune, elle se donne avec plaisir au photographe, vraisemblablement son compagnon.

Idée : elle en train de se laver les dents, "surprise" dans sa fraîche nudité.

La brosse est portée à la bouche. L'eau coule dans le lavabo. Le décor est brut de décoffrage.

La jolie demoiselle, cependant, s'est préparée. Elle s'est maquillée, ses cheveux sont sagement peignés (ils évoquent une enfant au coucher), elle porte boucles d'oreille et collier.

Elle révèle son corps désirable mais protège sa plus intime intimité par une serviette stratégiquement placée.

C'est une idée d'un soir sans doute, spontanée, avec un brin de préparation.

Ce qui donne sa valeur à la photo, c'est le regard, le sourire du modèle. Chaleureux, mutins, complices.

Confiante. C'est la confiance, l'ouverture à l'autre qui a créé cette scène. Cette sage audace, dont la sagesse est un atout érotique inconscient.

C'est un écho touchant de la jeunesse, dans sa spontanéité, son impudence légère, sa vérité. Un moment du vrai temps qui passe, loin des plateaux et des studios.

Y-a-t-il eu accord pour que le cliché circule sur le web ? Pas certain, mais très possible.

Comme un frisson virtuel de s'exposer à des dizaines de milliers de regards inconnus.

Si tel était l'objectif (double sens, cela va de soi),

c'est réussi :-)