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26 septembre 2009

Dans "The Handy Goddess", Barbara Wurden bricole avec talent la répartition des rôles entre hommes et femmes !


Dans sa série de vidéos "The Handy Goddess", l'artiste Barbara Warden introduit vitalité et sensualité dans l'univers du bricolage et de la rénovation d'habitation. Une performance qui casse tous les codes entre genres féminin et masculin. Un acte créatif et libérateur 100% féminin.

Barbara Wurden, american artist, in The Handy Goddess - http://blog-with-a-view.blogspot.com - Thierry FollainAccessible sur YouTube, la série "The Handy Goddess" de Barbara Wurden transgresse avec talent les traditionnels codes féminin-masculin. Elle diffuse par l'image des conseils pratiques aux bricoleurs et rénovateurs de maisons, dans un style parfaitement allumé, et sans renoncer une seconde à sa séduction. Ce jeu de rôle amusant et complexe constitue tout à la fois un service pratique et une performance permanente.
Barbara Wurden, american artist, in The Handy Goddess 2 - http://blog-with-a-view.blogspot.com - Thierry FollainEn élargissant le sujet, seule la culture occidentale permet la création de tels espaces de liberté aux femmes. C'est peut-être ce qu'il faut se rappeler les jours où pointent nos multiples culpabilisations : pillage de la planète, colonialisme, surconsommation, et ainsi de suite.

Il n'y a pas de mal à se soutenir le moral, et
The Handy Goddess
, "la déesse adroite de ses mains" y contribue fortement !

Barbara Wurden, Site

The Handy Goddess, le site


22 avril 2009

Serpieri : la femme callipyge

Serpieri, la femme callypige - Serpieri, femme callipyge - callipige - Serpieri, fesses de femme - femmes fesses Serpierri - Serpieri, dessin de femme nue - Nude woman, naked butt, by Serpieri- Erotic woman, by  Paolo Eleuteri Serpieri - Serpieri nude BD - Blog with a View - blog-with-a-view.blospot.comLa femme callypige a trouvé son fervent célébrant
en Paolo Eleuteri Serpieri.

Il a en particulier donné chair au personnage de Druuna,
pulpeuse héroïne projetée dans un futur science-fictionnel
riche en érotisme, tendance hard.

En une époque qui célèbre la maigreur,
la femme puissante conserve tous ses atouts
soue le crayon et la plume
du dessinateur italien.








5 mars 2009

Méli-Mélo


Beauté passée
au fil cassé
ying-yang rétro
méli-mélo
au fil de l'Ô.



10 février 2009

La fille au lavabo


Pour créer une photo glamour, il faut une grande fille. On peut alors faire usage de sa plastique, de son corps, graphiquement, occuper le cadre... Une longue fille, et la moitié du boulot est déjà faite.

Ici, détournement d'une image enfantine, fillette faisant sa toilette dans un évier, un tub ou je ne sais quoi...

Le reflet dans la glace nous amène à une tout autre lecture. Cette jeune, longue et pulpeuse créature se trouve en effet dans des toilettes pour hommes.

Symbole d'une époque qui répudie ou détourne l'innocence ? Goût du contraste, de la provocation facile, surannée ? Reflet allégé d'une tendance glamour/trash ? Qui sait...
L'innocence est en tout cas présente dans le regard.

Une grande fille, et le spectateur est pris entre désir et attendrissement.


10 mai 2008

Nourritures terrestres, nourritures célestes


La beauté ne peut être possédée qu'un instant fugace,
telle une eau vive, claire, rafraîchissante
que l'on emprisonne maladroitement dans ses mains.

Comme le dit ce proverbe sicilien
cité par Sciascia :
"Elle se boit comme un verre d'eau".


25 décembre 2007

Alice Wells, la force fragile

La jeune photographe Alice Wells crée un univers 100% féminin, mettant en scène le mélange subtil d'impudence et de fragilité qui caractérise souvent les jeunes femmes.

Cette dualité lumineuse, épurée, caractérise le "Thesis Show" qu'elle a publié sur le web, à l'issue de ses études à la School of the Arts Institute of Chicago.

Elle poursuit sur son site, Alicewells.com, l'exploration d'une sensualité de plus en plus contrastée, ambigüe.

A travers une pureté apparente, l'oeuvre d'Alice Wells évoque le trouble profond, caché, qui vit en l'être, masculin ou féminin. Le trouble tendant à prendre le dessus.

A suivre...



22 novembre 2007

Boucing ball


Métro parisien, Ligne 1. Un jour de pas grève. Vers 19 h 00. Retour vers l'Est des travailleurs du Tertiaire, dont ceux de La Défense. Faces grises, vêtures sombres, toujours plus sombres de Parisiennes et Parisiens, des habitants de la Ville Lumière et de des périphéries. Mais je m'égare...

Brisant la grisaille, entrent une mère et sa fille dans les douze-treize ans. Pantalon, pull léger et blouson, cascadantes boucles brunes, la gamine porte une grosse boucing-ball rouge vif, qui, avec ses poignées en forme de pis, évoque une Holstein coachée par un soigneur du Tour de France.

La jeune fille passe rapidement la balle à sa mère, fonce sur la place libre en face de moi, s'asseoit, et, sérieuse, pensive, part dans son monde personnel. De temps à autre, elle jette un regard à sa maman, restée debout, la grosse balle rouge dans les mains. Passe entre elle une entente, une complicité qui fait plaisir à voir.

La maman est jeune, dans la mid-trentaine, grande, mince, séduisante en toute simplicité. Vêtue de noir, elle aussi, mais sur elle, ça passe.

Il me plaît bien, ce couple mère-fille. Il me fait du bien, dans l'ambiance tristounette du métro aux Blêmes. La mère est vaguement gênée par sa position décalée, brune adulte porteuse d'une boucing ball écarlate. Quand sa fille tourne la tête vers elle, elle lui lance une gentille mimique du genre "Tu exagères". Sans conviction. Et la gamine sourit.

Cette scène déclenche un fou-rire en moi, et je ne fais rien pour le maîtriser ou le dissimuler. La mère s'en aperçoit, et s'initie un échange sans regards généré par le côté comique, parce que vivant, de sa situation.

Un échange de regards se produit lorsqu'elles quittent la rame, lorsque la mère se libère de la balle dans les bras de sa fille, ou plutôt dans ses mains, puisqu'elle la tient par ses pis de Holstein de compétition.

La porte se referme. Mon trajet se termine harmonieusement, un peu de lumière humaine étant entrée dans cette rame de la Ligne 1 aux revêtements évoquant harmonieusement pierres tombales noires et grises.

Dieu, Hasard ou Nécessité merci, nous recevons plein de petits éclats lumineux de ce genre dans la ville et dans la vie.

Pour cela, il faut regarder.

Evidemment.




5 novembre 2007

Cro-mignonne


Pourquoi la femme préhistorique
est-elle si mignonne à l'écran ?

J'ai revu "La guerre du feu" de Jean-Jacques Annaud hier soir. Et admiré le jeu des acteurs, amenés à exprimer l'humanité à travers une gestuelle néo-simiesque, un langage inarticulé et le regard.

Alors que les hommes étaient représentés comme purs Néanderthaliens au front et à la mâchoire saillants, la femme bénéficiait d'une silhouette qu'auraient pu lui envier bien des lectrices des magazines féminins.

Cela m'a rappelé une grande docu-fiction télévisuelle, sous le patronage d'Yves Coppens, il me semble. A la fin, nos ancêtres primitifs, en voie d'extinction, étaient soudainement confrontés à trois femmes homo sapiens aux corps également peints et dénudés, qui n'auraient pas déparé sur un podium de défilé de mode.

Cette différenciation esthétique est sans doute motivée par de pures raisons historiques et préhistoriques. Souriez...

25 octobre 2007

Burning brave

L'un des traits les plus dignes de l'être humain, c'est sa capacité à lutter dans les conditions les plus désespérées. Voilà ce qui me frappe dans cette photo d'Amy Berling, Californienne luttant avec un tuyau d'arrosage contre les flammes qui approchent sa maison, à South Escondito. La chaleur écrasante, la fumée, la suffocation ne l'empêchent pas de se battre. Poing crispé, elle est impuissante, épuisée, mais résolue.

C'est un drame, un vrai, à l'occidentale. Sans cris, sans gémissements, sans gesticulation. Juste le besoin de lutter jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Que toute résistance soit vaine. Soit vanité.

Au loin, l'hélicoptère largue une charge d'eau avec retardateur de flammes. Une tout autre puissance. Mais si lointaine.

Ici subsistent la solitude, la volonté. Jusqu'à ce qu'il faille se retirer. En sachant, qu'au moins, elle aura tout essayé.


Photo : Brian Vander Brug - L.A Times

19 octobre 2007

Dita Pepe, voleuse d'hommes ?..

Dans sa longue série d'autoportraits, la photographe tchèque Dita Pepe associe avec brio perception de soi, mimétisme avec une milieu familial, culturel, social et témoignage sur les styles de vie. Un projet dont peut déranger l'extrême imbrication de l'artiste dans l'univers intime de ses modèles-partenaires...

A travers une démarche troublante, Dita s'est projetée, on pourrait dire incrustée, dans l'univers de femmes diverses et variées, y jouant avec un talent confondant le rôle d'une proche, mère, soeur, etc... Elle adopte non seulement le style mais la posture, l'expression de ses "modèles", des vrais gens qu'elle accompagne un instant.

Dita a franchi une nouvelle frontière en s'affichant compagne d'hommes inconnus, sur le même principe de mimétisme total. Le parti-pris esthétique, celui de photos aux contrastes durs, fortement soulignés par les flash introduit une notion d'artifice, de décalage dans sa démarche.

Son oeuvre est cependant porteuse d'un léger malaise, lorsque l'artiste semble prendre la place d'une femme auprès de son mari, de ses enfants, dans une photo de mariage ou de famille...

Dita Pepe, voleuse d'hommes ?..




8 octobre 2007

Femmes célibataires anxieuses : l'espoir d'Hillary

Elles ont moins de 45 ans, elles s'inquiètent pour la guerre en Irak, l'égalité des salaires, la sécu, l'éducation. Elles représentent 25% du corps électoral américain. Ce sont les "femmes célibataires anxieuses", électorat potentiel pour le futur candidat démocrate. Qui sera peut-être Hillary Clinton.

D'après un sondage de l'ONG "Women's Voices : Women vote", les femmes célibataires américaines de moins de 45 ans constituent un réservoir de voix démocrates pour les Présidentielles de 2008. Majoritairement blanches (64%), mobiles, peu diplômées (14%), elles attendent du nouveau Congrès et du futur Président l'écoute et le changement.

Baptisées "Single anxious females" par Ann Lewis, conseillère d'Hillary Clinton, elles ont quatre préoccupations majeures : la guerre d'Iraq, les prestations sociales (prénatales, en particulier), l'égalité des salaires hommes-femmes et l'éducation (le coût élevé des études universitaires).

Si la "soccer mom", mère de famille fan de football américain (et de son fils footballeur), caractérisait l'électorat des années Clinton, le "Nascar dad", amateur de courses de stock-cars, les années Bush, les "femmes célibataires anxieuses" pourraient bien constituer un enjeu capital pour la prochaine présidentielle.

Hillary l'a bien compris : elle a déjà donné des conférences de presse sur les "Women on their own" dans plusieurs états.


D'un clic, le site de Women's Voices, Women's Vote


photo : Michael Maloney

25 septembre 2007

Boxes thaï : les filles en direct


Boxe thaï entre filles.

Affirmation de soi sur des territoires
autrefois réservés aux garçons :
violence physique, force, maîtrise de la force.

Le public, lui, est masculin.


Photo : "Pannipa Chayyated, 13, takes jab from Nimagee, 12" - Thomas Fuller - International Herald Tribune.

24 septembre 2007

Islam : la femme, bombe ambulante


Quelques lignes éclairantes de Véronique Perrin sur la pudeur selon "l'Islam intransigeant". Si la femme doit se dissimuler, se taire, c'est que l'homme est un animal sexuel incapable de contrôler la mondre pulsion... Et ce n'est pas à lui de s'amender.

" ... Il faut donc isoler le beau sexe, cloîtrer la femme, voiler son corps, assourdir sa voix. Prise au ras du tapis de prière, la pudeur musulmane vise surtout à maintenir la paix sociale. Tout se passe comme si l'instinct sexuel échapait totalement au contrôle de l'homme. Comme si la femme, allumeuse en diable, était une bombe ambulante dont la chevelure serait la mèche. Comme si le sexe de l'homme n'était qu'une allumette prête à craquer devant la première femelle venue. Et c'est ainsi qu'un voile de pudeur recouvre la femme. Le Coran en loue la vertu et la Sunna renchérit. Il vise d'ailleurs moins à dérober au regard la femme proprement dite qu'il veille à ne donner aucune prise à la concupiscence mâle. Une très proche parente, hors circuit de la séduction, une vieille femme, pourraient se dévoiler sans péril. Mais la jeune fille, l'épouse active, la femme mûre, doivent non seulement se couvrir mais aussi veiller à ce que l'étoffe du voile soit la plus épaisse et la plus ample possible... La pudeur ne procède pas seulement de l'intention, elle implique la précaution. Pas de parfum ou de clinquant ni de bruit de marche. Satan ne manquerait pas d'en caresser avec l'oreille, l'oeil et l'odorat du mâle. La croyante doit marcher dans la rue comme sur un champ miné, mine de rien. La voix fait partie de son intime féminité. Elle ne doit pas souffler mot en présence d'un étranger. "

Extrait de : "La pudeur - la réserve et le trouble" - Ed. Autrement

Photo : National Geographic



22 septembre 2007

Pudeur en ce jardin


Je marchais dans les jardins du Palais-Royal en compagnie d'une femme à l'élégance simple et naturelle. Profonde, désabusée, cultivée.

Alors que nous avancions lentement, parlions, une jeune Japonaise à la mise classique vint à la hauteur de ma compagne. Les yeux baissés, elle murmura : "Madame, votre robe est ouverte".

Effectivement, un bouton de la robe, qui se fermait dans le dos, s'était rebellé, révélant un mince espace de peau claire sur ce corps paisiblement voluptueux.

J'ai remis en place le bouton vagabond. Un geste d'une intense et tranquille intimité.

De l'après-midi en ce jardin, je garde le souvenir de cette pudeur partagée, de cette timide solidarité, ce sobre message d'alerte porté par un être qui ne fit que nous effleurer.

Echo d'un univers féminin secret, que l'homme côtoie, et parfois perçoit.


11 août 2007

Traqués de Grozny à Amiens

La femme de la semaine s'appelle Natalia Abouava, 29 ans. "Russe", en fait Tchétchène, elle s'était réfugiée à Amiens, France, avec son compagnon, Andreï, et son fils Ivan. Ivan est dans le coma, après une chute de 4 étages survenue alors qu'il suivait son père de balcon en balcon pour échapper aux policiers venus les expulser.


Séquence 1 : 9 août 2007 : la police française vient expulser Natalia Aboneva, tchétchène, Andreï Dembski, son compagnon ukrainien, et leur fils Ivan, 12 ans. Le père tente de s'échapper par les balcons. Son fils le suit, chute de 4 étages. Sombre dans le coma.


Séquence 2 : 1995 : Natalia met Ivan au monde, à Grozny, en pleine guerre russo-tchétchène qui réduit la ville en ruines.

Séquence 3 : images vues. La maternité de Grozny, démunie de tout, maintenue en activité par des infirmières et sages-femmes courageuses. Une jeune femme vient d'accoucher. Venir était une hasardeuse expédition. Traiter une éventuelle complication : une objective impossibilité. Le jeune père se présente devant la maternité. Rien qu'en agissant ainsi, il prend un sérieux risque pour lui-même. On lui annonce que l'enfant va bien. Mais il n'est pas content : c'est une fille. Il voulait un garçon, qui poursuivrait un jour la lutte contre l'occupant russe et ses collaborateurs.L'homme s'éloigne, dépité. Pas une parole pour sa femme. Elle pleure.

Séquence 4 : 2004 : Natalia, Andreï et Ivan fuient Grozny, les rafles arbitraires, les troupes russes et milices pro-russes, la "normalisation" sous le régime de Ramsan Kadyrov.

Séquence 5 : images vues. Hiver, neige. Une famille tchétchène, père, mère, deux petits enfants a été interceptée en forêt par les garde-frontières ukrainiens(difficile de s'échapper avec des mômes). Ils attendent, désespérés, en compagnie de soldats sympathiques mais qui ont des consignes à suivre. Le verdict de la juge tombe dans l'après-midi : expulsion, retour à la police russe, puis à la Tchétchénie ravagée. Ils avaient vendu leur maison pour pouvoir rejoindre la Pologne, et donc l'Union Européenne.

Séquence 6 : samedi 11 août 2007 : l'état de l'enfant s'améliore. Il faudra cependant des semaines, voire des mois pour se prononcer sur les conséquences cérébrales de sa chute.L'Etat français accorde un titre de séjour provisoire de 6 mois aux parents, "à titre humanitaire".

Affichage final : Comment la République française peut-elle expulser des gens en 2007 vers la Tchétchénie ?

Voix off ad libitum : "Comment la République française peut-elle expulser des gens en 2007 vers la Tchétchénie ?"

"Comment ?.."



6 juin 2007

Altère ego

L'ego reflété, assumé,
passe un souffle de sensualité.


18 mars 2007

Sauvons Ducky !!!

Officiellement, "Ducky" est un innocent canard en plastique jaune, exposé dans les pages "bien-être" de l'honorable "Catalogue Printemps-Eté 2007" de La Redoute (p 292). Son bleu regard candide, son bec d'un orange éclatant attirent la sympathie, évoquent irrésistiblement le bonheur paisible des bains pris dans l'enfance. Un œil ou un esprit porté sur la suspicion pourraient s'étonner que "Ducky" soit présenté comme "compagnon idéal pour un bain rempli de douceur et de volupté"… mais on a l'habitude, avec ces sacrés publicitaires!..

Seulement voilà : "Ducky" a une face cachée. Il peut également s'acheter en noir sur le site web de La Redoute. "Tiens donc", se dit l'observateur alarmé, "un compagnon de volupté aquatique, de noir vêtu… ". L'œil suspicieux balaie alors la rubrique à laquelle est (r)attaché Ducky. Il y trouve des "masseurs" aux formes oblongues, courbes ou plus tourmentées, d'un diamètre variant entre 3,5 et 4 cm, portant les noms poétiques de "Mini-chenille", "Va-et-vient", "Nervuré", "Rotatif double plaisir", "Rechargeable (sic) Durex", et, plus en accord avec Ducky : "Dauphin". Accompagnés des "Smartballs", ou boules de geisha high-tech, de "l'huile d'amour Kamasutra", ces "masseurs" (désignés plus explicitement sur le site) promettent "3 programmes de vibration réglables" ou vibrations et rotations réglables". Et allez donc !..

L'observateur à présent incrédule, hébété, considère d'un œil vitreux le candide palmipède… Quel rôle "Ducky" joue-t-il donc dans la féminine intimité de la salle de bain, sachant que, mais non, mais si, il est lui aussi alimenté par piles ?! L'esprit, alors, bat la chamade. Des scènes insoutenables, voire d'horreur se profilent. Non, ce petit canard jaune (ou noir, d'accord) pas lui, tout de même…

Aussi, en tant que Président et fondateur du COUAC (Comité onusien Unité et Action pour les Canards), je vous invite toutes et tous à envoyer le mail suivant à : www.laredoute.fr :

"Madame, Monsieur,

C'est avec horreur que je constate votre tentative de détourner l'innocent canard en plastique jaune de mon enfance vers des pratiques que la morale réprouve. Au nom du COUAC et de la morale commune, je vous informe donc que je suspendrai tout achat auprès de votre entreprise jusqu'à ce que le petit "Ducky" (jaune, ou même noir vendu avec 20% de réduction) soit retiré de votre site (immédiatement) et de votre prochain catalogue.

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, mes respects consternés.

PS : Et enlevez-lui ces piles !"


Courage, Ducky! On arrive !

Pas de fumée sans feu...

Woodstock - Août 1969.
Je ne suis pas certain que l'ensemble des "hippie chicks" présentes aient été aussi sophistiquées...



Allelioulia !

Politicienne avertie, séductrice, femme d'affaires accomplie, Ioulia Timochenko a été "la Madonne de la Révolution orange" en Ukraine. Pour ses adversaires russophiles et russophones, elle est plutôt "la princesse du gaz", en référence à une ou deux enquêtes sur sa famille et elle à propos du négoce de cette précieuse matière première.
Quoi qu'il en soit, "Ioulia" comme l'appellant affectueusement les Ukrainiens, n'a pas fini de donner du fil à retordre au Président Viktot Iouchtchnko, son ancien allié.

Ténébreuse businesswoman brune en butte aux tracasseries de la justice, elle s'est muée en une jeune Ukrainienne blonde, arborant finalement de longues, longues tresses réunies sur sa tête en une coiffure traditionnelle.

Sommée un jour d'en prouver l'authenticité, elle les a simplement déployées en riant.

Dans la lointaine Ukraine, Ioulia symbolise les nouvelles femmes de pouvoir, conscientes des pouvoirs conjugués de leurs compétences et de leur féminité.

Je ne sais pas pourquoi, mais cela me rappelle quelqu'un(e). Une Française, plus précisément.

17 mars 2007

Les bontés de Madame

Vraisemblablement inspiré par l'assassinat de leurs patronnes par les sœurs Papin en 1933, Jean Genet écrivit "Les Bonnes", mise en scène pour la première fois par Louis Jouvet au Théâtre de l'Athénée, en 1947. Cascadante, brillante, prenante, cette pièce explore l'univers clos de la névrose ancillaire, née du rapport ambigu, étouffant entre dominante et dominées.

Madame (elle caresse la robe de velours rouge)
… Ma belle "Fascination". La plus belle. Pauvre belle. C'est Lanvin qui l'avait dessinée pour moi. Spécialement. Tiens ! Je vous la donne. Je t'en fais cadeau, Claire !

Solange :

Madame est trop bonne. (A Claire.) Vous pouvez remercier Madame. Depuis le temps que vous l'admiriez.

Claire :

Jamais je n'oserai la mettre. Elle est si belle.

Madame :

Tu pourras la faire retailler… Telles que je vous connais, je sais qu'il vous faut des étoffes solides. Et toi, Solange, qu'est-ce que je peux te donner ? Je vais te donner… Tiens, mes renards.

Madame :

… Enfin. Vous avez de la chance qu'on vous donne des robes. Moi, si j'en veux, je dois les acheter …

………………………………………….

Claire :

Nous adorons Madame.

Madame :

Et vous avez raison. Que n'ai-je pas fait pour vous ?

Claire :

Madame nous a vêtues comme des princesses. Madame a soigné Claire ou Solange, car Madame nous confondait toujours. Madame nous enveloppait de sa bonté. Madame nous permettait d'habiter ensemble ma sœur et moi. Elle nous donnait les petits objets dont elle ne se sert plus. Elle supporte que le dimanche nous allions à la messe et nous placions sur un prie-Dieu près du sien.

Madame (en coulisse) :

Ecoute ! Ecoute !

Claire :

Elle accepte l'eau bénite que nous lui tendons et parfois, du bout de son gant, elle nous en offre !

Madame (en coulisse) :

Le taxi ! Elle arrive. Hein ? Que dis-tu ?

Claire (très fort) :

Je me récite les bontés de Madame.

Madame (entre, souriante) :

Que d'honneurs ! Que d'honneurs… et de négligence. (Elle passe la main sur le meuble) Vous les chargez de roses mais n'essuyez pas les meubles.


Les Bonnes - Jean Genêt - Folio

Photo : "Les Bonnes" par la Troupe "Sacré Théâtre", mise en scène de Ralph Yarrow - 2001
Actrices : Dani Limon, Claudine Tourniaire