25 juin 2008
24 juin 2008
The light is shinning through

" The light is shinning through like never before". That's part of Hillary Clinton's current message, on her campaign site, Hillaryclinton.com. The purpose is to emphasyze the historical importance of her candidacy and to call for contributions to erase Hillary's huge campaign's debt.
So, in this positive video, the cosy and peaceful atmosphere is back. Yellow roses are blooming, and, yes, the light is really "shinning through" the curtain.
8 juin 2008
Hillary in full light
When she officially got into the presidential race, in her "I'm in" video, Hillary Clinton was filmed in a rassuring middle-class background, with family pictures and the soft glow of a lamp. A modern woman adressing her audience in an intimate way.Hillary's lamp is no more on.
6 juin 2008
Angel call
These flowers
I put on your tomb
where some call
to the womb
which bore you someday
and gave you way to this strange
summer light.

These flowers
on your tomb,
frozen by the winter wind,
are just a powerless gift,
a futile call to your departed
days.
I don't believe you ever were an angel,
nor that you need to become
one.
Thierry Follain
A Home Made production
25 mai 2008
24 mai 2008
17 mai 2008
Hail, Debbie !
Debbie Harry at the premiere of Squeezebox!, 2008. The ex-Blondie singer-leader made her own career, particularly at The Squeezebox Club, a gay/punk rock place with promiscuous sexual and stimulating practices. In the Squeezebox! movie, bye Steven Saporito and Zach Shaffer, Ms. Harry plays herself.Long life, Debbie !
See Debbie in a TV performance of "Call me" , in 1981. On my Hitherto73 YouTube Channel.
16 mai 2008
11 mai 2008
10 mai 2008
30 avril 2008
Grand Theft Auto s'illustre
Au-delà du débat sur le jeu vidéo lui-même, ça fait plaisir de voir une illustration occuper le terrain publicitaire, saturé de photos et montages plus ou moins subtils.
Retour, pour la communication, du moins, à une ligne épurée...
6 mars 2008
La joie
La joie est une enfant gracile qui avance, en équilibre, sur un étroit muret, bras écartés. Elle peut s'envoler vers des cieux inaccessibles, ou choir de l'autre côté du mur.
et répète :
Un pas pour être délivré de toute
pesanteur. "
5 mars 2008
PJ Harvey : Man-Size, incroyablement Live !
Ci-dessous une intense séquence de PJ Harvey. "Man-Size", enregistrée lors de son "White Chalk' Tour, en 2007.
Elle monte en intensité tout au long du morceau, aboutissant à une séquence hallucinée, où elle rock'n rolle sur place tout en infligeant à sa Gretsch des accords saturés, répétés, saccadés.
28 février 2008
Un Oscar pour une femme libre
La sympathique remise de l'Oscar à Marion Cotillard, symbole de la liberté acquise par la femme occidentale.
C'était sympa, la remise de l'Oscar à Marion Cotillard. Par son naturel, sa sincérité, sa simplicité. Une Star sans les artifices (ça lui viendra ou lui reviendra bien assez tôt). Je me suis, mais oui, senti fier de voir cette petite Française parvenir avec grâce au zénith du cinéma mondial.
En y réfléchissant, malgré ses multiples tares et défauts, elle n'est pas si mal, la civilisation qui permet de tels accomplissements féminins, aux Oscars ou dans la vie de tous les jours. Raison de plus pour être vigilants contre tous les communautarismes et retour de vagues religieux ou pseudo-religieux qui aimeraient renvoyer les femmes des décennies ou des siècles en arrière...
Et tout cela à partir d'une remise d'Oscar (sourire) !
16 février 2008
Code Pink : Faites l'humour, pas la guerre !

"Pas de paix, pas de câlins" (traduction expurgée). Cette proclamation était le cri de ralliement des femmes de Code Pink lors de la Marche pour la Paix, à Seattle, en octobre 2007.
Les Code Pink Ladies luttent depuis 2002 contre la poursuite de la guerre en Irak, pour une redistribution des budgets vers la santé, l'éducation et autres activités plus propices à la vie.
Cela dit, j'ai du mal à imaginer un mouvement de contestation français utilisant une accroche similaire à "No peace, no pussy". Il y a quelque chose de ludique dans le pragmatisme anglo saxon !..
10 février 2008
6 février 2008
Et Dieu créa la femme

Ici, le corps parfait de BB semble naître du droit, du doigt divin du réalisateur, du directeur de la photo, de la maquilleuse en chef. Sous l'astre artificiel du projecteur, la star à la moue boudeuse est maquillée, parée, avant d'être immortalisée.
Avec Bardot, pourtant, on peut se demander si le créateur fait mieux qu'accompagner sa créature. Quand on la voit de film en film, dans ses interprétations minimalistes de chansons, elle promène la même sensualité indolente. Même si elle l'a renié au crépuscule de sa vie de star, c'est ce pouvoir sensuel et naturel qui a fait d'elle une icône , dont le nom, "Bardot" tout court, les "initiales BB" célébrées par un Gainsbourg pour un fois dominé, résonnent encore partout dans le monde.
D'où sa place particulière dans l'ordre désirant universel. Celui de la Française spontanée et sensuelle. Complémentaire de la sensualité froide et distante de Catherine Deneuve. Des icônes féminines représentatives d'un pays fantasmé, et non seulement d'elles-mêmes. Assez fascinant...
27 janvier 2008
19 janvier 2008
Heather Nova : "Sugar", bitter and sweet
"Sugar", d'Heather Nova, est une chanson en complet décalage avec l'évocation tendre et sirupeuse de son titre. Impressionniste, elle dépeint de manière prenante l'expérience amère d'une jeune femme.Un grand talent d'écriture, de composition et d'interprétation.
On the Vermont Transit Bus,
I leaned my arm into a little chunk of sun, going somewhere
older than I was,
Strapped into something tight, keeping me small.
I dug into you like rock climbing;
Too scared of coming down,
Too scared of going up,
Too scared of rockface.
I should’ve split my sides or spilled my guts or hit you or something,
But I was good, and your father’s little pancakes
So round and perfect and me sitting up too straight,
Laughing in wrong places, kissing you,
Kissing up, kissing too soon.
When the cock crows
When the morning comes where will I go?
When the cock crows
When the love is gone where will I go?
And when you got me pregnant I stopped the party and
I stopped the typewriter and I stopped your dumb ball game in the red barn and I
Stopped your father and bled instead.
And I felt the lie - something sticky on the inside,
A bitter wind in my throat,
Stopping me wanting,
In my stomach, in my head and you said
Sugar sugar, you couldn’t come come
Sugar sugar, without your mother
Sugar sugar, you couldn’t taste it
Sugar sugar, in my throat.
When the cock crows
When the morning comes where will I go?
When the cock crows
When the love is gone where will I go?
15 janvier 2008
Lobster Bar : Les Parents
Aujourd'hui : le jeune homme aux rouflaquettes et au blouson de motard.
A méditer également :
Lobster Bar : Les Oiseaux
13 janvier 2008
Welcome to "World with a view"
Pop, New Wave, Cold Wave, Ska,
chanteuses anglo-saxonnes,
incursions dans les années 60, 70, 80,
mes "chaînes" YouTube World with a View,puis World with a View 2
ont trouvé le succès auprès de 250 abonnés.
WWAV 2 fut éradicée par YouTube pour une contestation sur les droits d'auteurs d'un "clip" de Bardot : La Madrague. 1963 ! C'était drôle, mais cela ne m'a pas fait rire.Aujourd'hui se diffuse jour après jour "Down by the water", chaîne aux ambitions de programmation plus resserrées. Montages personnels inclus.
Les chiffres d'audience montent.
Mauvais signe pour sa survie !
Photo Debbie Harry : Philippe Carly
31 décembre 2007
Bonne et intense Année !

les Champs-Elysées illuminés,
l'atoll aux eaux luminescentes...
mais, au fond,
une année nouvelle ne présente d'intérêt
qu'intense.
Or donc,
que votre chemin soit droit ou sinueux,
vos perspectives claires ou brumeuses,
vos amours florissants ou déclinants,
je vous souhaite
une Bonne
et intense
Année.
Thierry Follain
29 décembre 2007
Ca va, ça vient
tu marchais sous le soleil
pâle
de mai,
tu récitais ton mantra
favori,
ton refuge quand la vie se couvrait,
tu te répétais
"Ca va.
Ca va.
Ca va.
Ca va, ça vient".
Ca va, ça vient,
ces images dans ma mémoire
soumise aux diktats
des regrets
à la morsure des remords.
Ca va,
ça vient
à tout vat,
ces images, ces sensations-
là.
T'étais une fille super,
tu marchais,
tu pensais à une journée
où on riait,
où on dansait
en avançant
sous un soleil qui semblait neuf,
nous ne serions jamais vieux.
Mais le temps et la joie,
c'est fragile,
ça va,
ça va,
puis
ça s'en va
Ca va, ça vient,
mais ça n'avance à rien,
on n'en garde rien
que ces traces,
ces regrets, ces remords
qui griffent au détour
d'un souvenir
et d'un rire
depuis longtemps
effacés, du passé
décomposé.
T'étais une fille super,
dans le parc désert,
tu marchais au soleil,
tu avais cru trouver
où ça allait
tout ça,
quand on s'est rencontrés,
quand on s'est serrés,
reconnus,
inconnus jusqu'alors.
Tu marchais sur cette allée,
aujourd'hui,
je t'ai croisée
sans rien dire,
tu parlais, tu encourageais
une fillette
tout près de toi,
elle sautait à la corde
sur le sable compacté comme le temps qui s'était
écoulé,
elle vibrait au rythme de la corde qu'on distinguait
à peine,
virant, virevoltant
autour d'elle,
tel le temps passé.
Le temps,
l'amour,
ça va,
ça va, ça vient.
T'étais une fille super,
et ta fille te ressemble,
ardente,
souriante,
intouchable et touchante.
La vie et la beauté,
c'est comme les souvenirs,
d'un jour à l'autre,
d'un être à l'autre,
ça va,
ça vient.
25 décembre 2007
Alice Wells, la force fragile
La jeune photographe Alice Wells crée un univers 100% féminin, mettant en scène le mélange subtil d'impudence et de fragilité qui caractérise souvent les jeunes femmes.
Cette dualité lumineuse, épurée, caractérise le "Thesis Show" qu'elle a publié sur le web, à l'issue de ses études à la School of the Arts Institute of Chicago.
Elle poursuit sur son site, Alicewells.com, l'exploration d'une sensualité de plus en plus contrastée, ambigüe. 21 décembre 2007
Histoire d'Eau

Idée : elle en train de se laver les dents, "surprise" dans sa fraîche nudité.
La brosse est portée à la bouche. L'eau coule dans le lavabo. Le décor est brut de décoffrage.
La jolie demoiselle, cependant, s'est préparée. Elle s'est maquillée, ses cheveux sont sagement peignés (ils évoquent une enfant au coucher), elle porte boucles d'oreille et collier.
Elle révèle son corps désirable mais protège sa plus intime intimité par une serviette stratégiquement placée.
C'est une idée d'un soir sans doute, spontanée, avec un brin de préparation.
Ce qui donne sa valeur à la photo, c'est le regard, le sourire du modèle. Chaleureux, mutins, complices.
Confiante. C'est la confiance, l'ouverture à l'autre qui a créé cette scène. Cette sage audace, dont la sagesse est un atout érotique inconscient.
C'est un écho touchant de la jeunesse, dans sa spontanéité, son impudence légère, sa vérité. Un moment du vrai temps qui passe, loin des plateaux et des studios.
Y-a-t-il eu accord pour que le cliché circule sur le web ? Pas certain, mais très possible.
Comme un frisson virtuel de s'exposer à des dizaines de milliers de regards inconnus.
Si tel était l'objectif (double sens, cela va de soi),
c'est réussi :-)
7 décembre 2007
30 novembre 2007
Fred Chichin dit Adieu à Rita Mitsouko : C'est comme ça...
Un soir des années 90, 150 personnes se trémoussent dans l'ex-salle de garde de l'Hôpital Saint-Antoine, en chantant, en hurlant : "C'est comme ça ! C'est comme ça, la la la la la !". Née en 1979, la vague Rita Mitsouko balaie tout sur son passage, une fois de plus.
En 1984, la bombe "Rita Mitsouko" éclate avec l'album éponyme, porteur de l'intense "Marcia Baïla", dédié à la danseuse argentine Marcia Moretto, décédée d'un cancer.
"C'est comme ça" figure sur "The No Comprendo" second album, apogée de l'art du duo, qui inclut aussi "Les histoires d'A.", histoires d'amour qui "finissent mal en général". Il est rare qu'une création 100% ravageuse, originale, émerge de l'univers tiède de la pop-rock française. C'était le cas des Rita Mitsouko, qui débarquaient dans ce monde enfin en éveil, après des vies "alternatives" mouvementées.
Un couple unique réunissant Catherine Ringer, chanteuse à voix canon, masquant sa beauté native sous maquillage et vêture kitsch et Fred Chichin, guitariste saccadé, à l'allure mélancolique et décalée. Plus à l'aise dans l'interprétation de sa musique que devant le micro d'un interviewer.
Fred Chichin est mort le 28 novembre, emporté à son tour par un cancer foudroyant, à 53 ans.Il est mort, mais il a vécu.
C'est comme ça.
27 novembre 2007
morgen - 2 - Flow my tears - extrait
Jeune Allemande de très bonne famille, Else voit sa vie brillante, aisée, brisée à 26 ans. Enlevée pour des motifs politiques, elle subit quatre mois de réclusion humiliante, avilissante. Libérée contre rançon, la jeune femme fait la rencontre improbable d'un homme plus âgé, qui lui redonne vie par sa tendresse, sa considération. Confrontée à nouveau à une mort sanglante, Else reconstruit sa vie en une contrée lointaine, forte d'elle-même, de son fils, de l'amour, de toutes les formes d'amour qu'elle porte en elle et suscite. Par touches impressionnistes, "morgen" narre son histoire.
Chapitre 6 - Nocturne (extrait)
Ils avaient amerri dans une chambre à deux lits, nichée dans le dernier carré d’un centre-ville historique, miraculeusement épargné.
Maintenant calme, paisible. Figé. Disneysé.
Tinderbelt rentra dans la chambre, accompagné d’Alberich, qu’il était allé promener. Il jeta un coup d’œil par la fenêtre qui donnait sur une cour silencieuse, avec quelques arbres en pot, des tables, des chaises abritées sous une bâche transparente.
Lorsqu’il se retourna, Else sortait de la salle de bains, de la douche où elle avait passé un sacré bout de temps, lui semblait-il. Elle avança, rêveuse, ses cheveux noirs humides, drapée d’un peignoir blanc. Vint près de lui.
-Tu as vu ? Ca doit être sympa, le petit-déjeuner, en été.
Il approuva.
Mais ce n’était pas l’été, à peine le printemps.
Frémissant, il la regarda droit dans les yeux. C’était ahurissant, l’effet que cette femme lui faisait, l’irrésistible emprise qu’elle exerçait sur lui. Sans dire un mot. Sans faire un geste.
Elle lut tout cela dans son regard.
Désolée de ne pouvoir donner, juste recevoir, elle eut honte, et celle-ci se mêla à toutes les hontes nées de ces jours forcés. Un moment, elle se sentit vide, désemparée, puis il la prit dans ses bras, et elle se laissa aller.
Elle murmura " Pardon ". Peut-être ne comprit-il pas. En tout cas, il ne quémanda aucune explication. Les interrogatoires, les " pourquoi ? ", " quand ? ", " comment ? " appartenaient au passé.
(...)
Thierry Follain
lire la suite, en pdf ...extrait 1 : "Les paupières à vif"














