la part masculine de l'humanité,
j'espère ?
" Life is a beat "
"Sugar", d'Heather Nova, est une chanson en complet décalage avec l'évocation tendre et sirupeuse de son titre. Impressionniste, elle dépeint de manière prenante l'expérience amère d'une jeune femme.On the Vermont Transit Bus,
I leaned my arm into a little chunk of sun, going somewhere
older than I was,
Strapped into something tight, keeping me small.
I dug into you like rock climbing;
Too scared of coming down,
Too scared of going up,
Too scared of rockface.
I should’ve split my sides or spilled my guts or hit you or something,
But I was good, and your father’s little pancakes
So round and perfect and me sitting up too straight,
Laughing in wrong places, kissing you,
Kissing up, kissing too soon.
When the cock crows
When the morning comes where will I go?
When the cock crows
When the love is gone where will I go?
And when you got me pregnant I stopped the party and
I stopped the typewriter and I stopped your dumb ball game in the red barn and I
Stopped your father and bled instead.
And I felt the lie - something sticky on the inside,
A bitter wind in my throat,
Stopping me wanting,
In my stomach, in my head and you said
Sugar sugar, you couldn’t come come
Sugar sugar, without your mother
Sugar sugar, you couldn’t taste it
Sugar sugar, in my throat.
When the cock crows
When the morning comes where will I go?
When the cock crows
When the love is gone where will I go?
Pop, New Wave, Cold Wave, Ska,
chanteuses anglo-saxonnes,
incursions dans les années 60, 70, 80,
mes "chaînes" YouTube World with a View,
WWAV 2 fut éradicée par YouTube pour une contestation sur les droits d'auteurs d'un "clip" de Bardot : La Madrague. 1963 ! C'était drôle, mais cela ne m'a pas fait rire.
La jeune photographe Alice Wells crée un univers 100% féminin, mettant en scène le mélange subtil d'impudence et de fragilité qui caractérise souvent les jeunes femmes.
Cette dualité lumineuse, épurée, caractérise le "Thesis Show" qu'elle a publié sur le web, à l'issue de ses études à la School of the Arts Institute of Chicago.
Elle poursuit sur son site, Alicewells.com, l'exploration d'une sensualité de plus en plus contrastée, ambigüe. 
Un soir des années 90, 150 personnes se trémoussent dans l'ex-salle de garde de l'Hôpital Saint-Antoine, en chantant, en hurlant : "C'est comme ça ! C'est comme ça, la la la la la !". Née en 1979, la vague Rita Mitsouko balaie tout sur son passage, une fois de plus.
En 1984, la bombe "Rita Mitsouko" éclate avec l'album éponyme, porteur de l'intense "Marcia Baïla", dédié à la danseuse argentine Marcia Moretto, décédée d'un cancer.
"C'est comme ça" figure sur "The No Comprendo" second album, apogée de l'art du duo, qui inclut aussi "Les histoires d'A.", histoires d'amour qui "finissent mal en général". Il est rare qu'une création 100% ravageuse, originale, émerge de l'univers tiède de la pop-rock française. C'était le cas des Rita Mitsouko, qui débarquaient dans ce monde enfin en éveil, après des vies "alternatives" mouvementées.
Un couple unique réunissant Catherine Ringer, chanteuse à voix canon, masquant sa beauté native sous maquillage et vêture kitsch et Fred Chichin, guitariste saccadé, à l'allure mélancolique et décalée. Plus à l'aise dans l'interprétation de sa musique que devant le micro d'un interviewer.
Fred Chichin est mort le 28 novembre, emporté à son tour par un cancer foudroyant, à 53 ans.
Jeune Allemande de très bonne famille, Else voit sa vie brillante, aisée, brisée à 26 ans. Enlevée pour des motifs politiques, elle subit quatre mois de réclusion humiliante, avilissante. Libérée contre rançon, la jeune femme fait la rencontre improbable d'un homme plus âgé, qui lui redonne vie par sa tendresse, sa considération. Confrontée à nouveau à une mort sanglante, Else reconstruit sa vie en une contrée lointaine, forte d'elle-même, de son fils, de l'amour, de toutes les formes d'amour qu'elle porte en elle et suscite. Par touches impressionnistes, "morgen" narre son histoire.
Chapitre 6 - Nocturne (extrait)
Ils avaient amerri dans une chambre à deux lits, nichée dans le dernier carré d’un centre-ville historique, miraculeusement épargné.
Maintenant calme, paisible. Figé. Disneysé.
Tinderbelt rentra dans la chambre, accompagné d’Alberich, qu’il était allé promener. Il jeta un coup d’œil par la fenêtre qui donnait sur une cour silencieuse, avec quelques arbres en pot, des tables, des chaises abritées sous une bâche transparente.
Lorsqu’il se retourna, Else sortait de la salle de bains, de la douche où elle avait passé un sacré bout de temps, lui semblait-il. Elle avança, rêveuse, ses cheveux noirs humides, drapée d’un peignoir blanc. Vint près de lui.
-Tu as vu ? Ca doit être sympa, le petit-déjeuner, en été.
Il approuva.
Mais ce n’était pas l’été, à peine le printemps.
Frémissant, il la regarda droit dans les yeux. C’était ahurissant, l’effet que cette femme lui faisait, l’irrésistible emprise qu’elle exerçait sur lui. Sans dire un mot. Sans faire un geste.
Elle lut tout cela dans son regard.
Désolée de ne pouvoir donner, juste recevoir, elle eut honte, et celle-ci se mêla à toutes les hontes nées de ces jours forcés. Un moment, elle se sentit vide, désemparée, puis il la prit dans ses bras, et elle se laissa aller.
Elle murmura " Pardon ". Peut-être ne comprit-il pas. En tout cas, il ne quémanda aucune explication. Les interrogatoires, les " pourquoi ? ", " quand ? ", " comment ? " appartenaient au passé.
(...)
Thierry Follain
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En tant que représentant du genre masculin, je me dois d'émettre une vive protestation quant à l'affirmation, ou plutôt la justification exposée ci-dessus. Elle m'apparaît en effet extrêmement exagérée.
J'ai fait connaissance avec 16 Horsepower au coeur d'une Fnac, pas la plus "musicale", celle de La Défense. Casque sur les oreilles j'ai été impressionné par la musique sombre, fiévreuse de l'album "Sackcloth'n' Ashes", cette voix torturée, cet art instrumental raffiné.
Etre au premier rang était avec lui, avec eux, une expérience inoubliable, car cet homme est littéralement "possédé" par la musique. Bellement accompagné par Pascal Humbert (bassiste, co-fondateur) et Jean-Yves Tola (batterie), ex-membres de "Passion Fodder", groupe rock français.
16 Horsepower, ce fut une intense rencontre franco-américaine, dans le cadre du "Denver sound". Et aussi, à mon avis, un acte artistique dont l'intensité et la profondeur planaient bien au-dessus de son jeune public.
David Eugene poursuit sa route musicale avec son projet solo Woven Hand.
Pascal Humbert et Jean-Yves Tola ont, quant à eux, créé le duo Lilium, riche de 2 albums, à ce jour.
L'un des traits les plus dignes de l'être humain, c'est sa capacité à lutter dans les conditions les plus désespérées. Voilà ce qui me frappe dans cette photo d'Amy Berling, Californienne luttant avec un tuyau d'arrosage contre les flammes qui approchent sa maison, à South Escondito. La chaleur écrasante, la fumée, la suffocation ne l'empêchent pas de se battre. Poing crispé, elle est impuissante, épuisée, mais résolue.
Avec "Gorecki", le duo "Trip Hop" Lamb signe une oeuvre envoûtante, construite sur une montée en intensité élégamment et sobrement orchestrée, portée par la voix prenante de Louise Rhodes. C'est également une chanson sur l'amour absolu, ce qui fait du bien de temps en temps. Tout comme la beauté qui fait sens.
L'histoire pourrait s'arrêter là, si "Gorecki" n'avait également donné naissance à un clip bravant l'air du temps. En noir et blanc, inspiré tout à la fois de l'esthétique impressionniste et de celle du cinéma des années 30 à son sommet, avec ses correspondances géométriques, ses ombres et lumières, ce film prend sens par le thème du tissage, de l'attente, de l'errance.
Dans sa longue série d'autoportraits, la photographe tchèque Dita Pepe associe avec brio perception de soi, mimétisme avec une milieu familial, culturel, social et témoignage sur les styles de vie. Un projet dont peut déranger l'extrême imbrication de l'artiste dans l'univers intime de ses modèles-partenaires...
A travers une démarche troublante, Dita s'est projetée, on pourrait dire incrustée, dans l'univers de femmes diverses et variées, y jouant avec un talent confondant le rôle d'une proche, mère, soeur, etc... Elle adopte non seulement le style mais la posture, l'expression de ses "modèles", des vrais gens qu'elle accompagne un instant.
Dita a franchi une nouvelle frontière en s'affichant compagne d'hommes inconnus, sur le même principe de mimétisme total. Le parti-pris esthétique, celui de photos aux contrastes durs, fortement soulignés par les flash introduit une notion d'artifice, de décalage dans sa démarche.
Son oeuvre est cependant porteuse d'un léger malaise, lorsque l'artiste semble prendre la place d'une femme auprès de son mari, de ses enfants, dans une photo de mariage ou de famille...
Au corps réel, surchargé d'étoffes et de bijoux, de la femme berbère ou kabyle traditionnelle, le regard occidental substitua le fantasme d'un corps odorant et barbare dénudé, paré d'argent, d'or et de pierreries. Voyageurs et artistes se trouvèrent pris dans l'inextricable contradiction entre un ordre ancien qui dissimulait le corps, mais affichait de multiples codes, et leur propre désir, en quête d'immédiate accessibilité.
Comme l’illustre cette toile, les peintres orientalistes furent séduits par la "barbare" joaillerie berbère. Ils y lurent une "invitation au voyage" loin des femmes occidentales corsetées vêtues de pauvres couleurs, ils y virent des parures destiné à un corps libéré, dénudé, ou pour le moins révélé.
De nos jours, encore, la massive beauté de la bijouterie berbère attire et fascine par son exotisme, sa pesanteur, son évocation fantasmée d'un monde voluptueux, barbare, pris dans un jeu ambigu de contrainte, de liberté, de sensualité et de soumission. (...)
Elles sont nombreuses,
elles sont légendes,
les danseuses de la nuit
Heures d'oubli programmées,
heurts adoucis, esquivés, esquissés,
portés par les musiques
rythmiques
arythmiques,
faites et fêtes
du corps et de l'esprit
Les scintillements nocturnes allument
de profonds incendies
Sous les lumières glauques,
les lumières vivent
Chacun, chacune trace son parcours
à la poursuite des astres musicaux.
Ces vibrants univers,
comètes de sens et de désir, cohabitent, persistent,
hésitent
La musique répétitive,
musique cyclique
brise les conventions et les acquis
Chacun trace sa sphère
et crée sa vie amie
dans cet espace d'ombre et de lumière,
cette vie intense,
artificielle
Chacun, chacune poursuit son ombre
dansante,
sourit, bondit,
avant d'être rendu à la lumière frissonnante
du matin.
Faire une recherche d'images via Yahoogle devient un véritable parcours du combattant. Peu de chances, désormais, de tomber sur une révélation, un artiste, une vision qui séduit ou qui dérange, l'élan créatif, l'oeuvre construite des années durant.
D'un clic, le site de Women's Voices, Women's Vote
Kurt Weill, Bertolt Brecht, PJ Harvey : un plan-séquence, trois bonheurs en un.
Polly Jean vient de sortir l'album "White chalk", composé de balades stratosphériques, bien éloignées de son univers rock déchiré coutumier.
"Paradis" antillais la République dominicaine est aussi un "hot spot" du tourisme sexuel, pédophile en particulier. Mais, comme le révèle le documentaire "Vacances de rêve et tourisme sexuel", l'ennemi est parfois intérieur. Paru sur AgoraVox.
Dans ce documentaire, nous suivons entre autres un avocate dominicaine qui s'efforce d'arracher enfants dominicains (et haïtiens) à la rue. Devant la caméra, elle ne s'attaque cependant pas à un touriste prédateur, mais à "Coco", Dominicain dans la soixantaine qui vit avec une fille de 12 ans. Qu'il a violée lorsqu'elle en avait 8. Submergée sous les enfants, sans ressources, la mère de la fillette a consenti à cette "union" qui jette cependant la honte sur la famille, comme l'explique le grand-père.
A partir de là, ça ne va pas du tout se passer comme un scénarion de film ou téléfilm. Bien sûr, le magistrat qui pourrait intervenir sera surchargé de travail, refusera d'intervenir. Un commissaire, par contre, sous l'oeil scrutateur de la caméra occidentale, envoie trois policiers au domicile de "Coco". L'homme est emmené, bouclé en garde à vue.
Arrive la fillette au domicile de son violeur, le sien à présent, longiligne, visage brouillé. Elle gémit, une plainte continue presque insupportable. Elle pleure l'arrestation de l'homme, elle se désespère. Une fois dans le bureau de l'avocate, elle lui arrache le téléphone des mains lorsque celle-ci appelle le procureur. Avec une maturité surprenante, elle demande à lui parler.
Ce que ressent la gamine, explique l'avocate, c'est qu'elle risque de perdre l'homme qui la nourrit, lui achète des vêtements. Elle a totalement intégré qu'elle vivait en couple avec lui. Elle craint de retourner dans sa famille misérable, refuse de dormir dans un foyer pour enfants abandonnés.Elle se bat pour sa survie.
Elle exige de voir "Coco" à la prison. Elle l'appelle de l'extérieur. Il vient à la fenêtre grillagée de la geôle surpeuplée. Avec une assurance digne d'une fille bien plus âgée, elle lui crie qu'elle va le faire sortir de là "dès lundi".
Morale : il n'y en a pas.
Depuis Paris, France, puis-je comprendre ? Probablement pas.
Quelques pistes, jetées sur le clavier :
Enfant abusée, aliénée par son violeur.
Enfant misérable, se sentant à l'abri du besoin, sachant qu'une perspective de vie plus "normale" n'a rien d'évident.
Enfant sans enfance, tôt projetée dans la dépossession de soi.
Brecht : "Zuerst das Fressen, dann kommt die Morale" : "A bouffer,d'abord, ensuite la morale". La misère sape les bases morales. A noter, cependant, que la situation n'est pas considérée comme normale par le voisinage.
Dans tout cela, un mot : exploitation.
Ambiguité du tourisme : de jolies photos, comme celle plus haut, tirée d'un album "Springbreak" (Congés de printemps) sur Flickr.com.
La pauvreté comme spectacle, ou recherche de l'humanité ?
Documentaire de X. J'écris "X", car, sur le web, je trouve le nom du présentateur de l'émission "Enquête exclusive", pas celui du réalisateur... :(
Photo : Szeing.

