
25 décembre 2008
12 novembre 2008
Melissa auf der Maur, la Victoire en chantant

Cette photo de Melissa auf der Maur, par Loïc Duquesnois, est riche en évocations. Entre rockeuse saisie au vol et statue républicaine, Arc de Triomphe, la Victoire en chantant, et ainsi de suite. Ici, dans l'envol d'un brasier échevelé, la guitare devient une arme, "axe" en anglais, portée au garde-à-vous ou prête à être utilisée. La suspension excessive du mouvement statufie l'artiste. L'intensité naît de l'arrêt sur image et du contraste, ou plutôt de l'harmonie entre peau blême et chevelure roussissime.
10 novembre 2008
Blondie, Debbie Harry : X-Offender
6 novembre 2008
Kurt Cobain's ghost and his estranged wife

looked with anger, lust and fear
at his estranged wife.
Moreover,
he suddenly remembered
that his middle name had been :
"Donald".
26 octobre 2008
Bardot, la Star et le Solex
Bardot, superbe dans sa maturité, et le Solex, désuet. Deux grands symboles français rassemblés sur la photo, en 1971.Deux, trois ans plus tard, Brigitte Bardot quitte l'univers du vedettariat mondial, soudain consciente du vide intense qu'il recèle. Et le Solex cède la place aux scooters japonais.
La star incontestée, le deux-roues-fétiche des années 50 et 60 ont fait leur temps. En ce début des années 70, c'est leur fin de règne.
Restent deux icônes, celle de "Bardot" étant définitivement associée à l'image de la femme, de la femme française, quelles qu'aient été les péripéties des années suivantes.
La réalité passe. Les symboles restent.
Tina Fey : Sarah Palin fait campagne au Saturday Night Live
"I believe than diplomacy should be the cornerstone of any foreign policy! ""And I can see Russia from my house! "
Ces répliques sont celles du "Non partisan message from Gov. Sarah Palin and Sen. Hillary Clinton", un grand moment de la campagne présidentielle américaine, dans le Saturday Night Live d'NBC, le 14 septembre dernier.
La performance de Tina Fey, sosie de Sarah Palin bourré de tics et de formules pitoyables, a rencontré un succès mérité. Tout comme la rencontre postérieure entre l'actrice-animatrice et la colistière de John Mc Cain sur le même plateau.
Je vous laisse déguster ce grand moment de satire télévisuelle, dans sa version intégrale, à partir du site de NBC (après une petite pub) :19 octobre 2008
Archange Arcan
Lire "Putain" de Nelly Arcan, c'est se laisser aspirer par une pensée affolée, convulsée, frénétique, plongée dans une réalité personnelle et sociale implacable. Le discours de la "Putain" est celui de la lutte contre le vide, le sien, celui de sa vie enfantée par des parents mortifères, celui de la femme contemporaine omnubilée par la référence permanente aux "schtroumpfettes" "de quinze ans et leur perfection de bouche entrouverte, ... leur royaume de postures affolantes" qui hantent magazines, affiches, petit et grand écran, univers de référence à l'éternelle jeunesse, sans aucune issue. Qui devient peu à peu lieu de pensée. Cette vacuité effrayante, cette quête et cette faim de séduction, de consommation de dévoration, que rien ni personne ne saurait satisfaire, nous emporte dans un tourbillon dévalant chaque page, nous attire et nous révulse, sans rémission. Archange sombre et lumineux des temps présents, Arcan a écrit un grand livre sur notre rapport égaré à l'être et à l'image, achevant de nous clouer au pilori du non-sens actuel par une cadence narrative rythmique, évangélique. Apocalyptique ?Nelly Arcan : Putain - Points Seuil
D'1 clic, ma chronique sur "Putain", sur fnac.com
Nelly Arcan : "Là où je voulais rester seule"
" Quand j'étais petite, j'étais la plus belle et on m'appelait les yeux bleus, voilà les yeux bleus qui arrivent, voilà les yeux bleus qui pleurent, j'étais un beau rêve qui rend nostalgique toute la journée jusqu'à la nuit suivante, et toute la journée on repense au rêve en se disant qu'il aurait mieux valu y rester... Quand j'étais petite, j'étais la plus belle, je l'étais sans doute comme toutes les petites filles le sont, chacune à faire voler sa robe sous l'action de la corde à danser, j'étais parfaite dans l'ignorance de ce qui m'attendait, oui, c'est à l'adolescence que ça s'est gâté, enfin, il me semble, et à l'école secondaire mes copines étaient plus jolies que moi, les unes comme les autres, elles n'ont jamais rien su de ma haine de les voir ainsi plus jolies car je me suis toujours révoltée en silence, dans le confort de mes fantasmes ... et si mes copines m'avaient été fidèles je n'aurais jamais souhaité leur perte, si elles m'avaient adorée au point de laisser tomber tout le reste, si elles m'avaient suivie comme les apôtres ont suivi Jésus-Christ, les filets de pêche à la dérive, le cœur plein de reconnaissance d'avoir été choisies, j'aurais peut-être fait un effort pour devenir comme elles, charnelles et bouclées, je me serais rangée de leur côté, mais ma maigreur les aidait à sourire, à pencher la tête vers l'arrière pour mettre leur poitrine en valeur, et si la plupart d'entre elles n'avaient rien à faire de ma beauté de déportée, d'autres auront tout de même subi mon influence, elles auront voulu perdre du poids car les petites fesses ne sont-elles pas plus jolies, plus féminines, ne pouvaient-elles pas se priver de chocolat pendant plus de deux jours, et lorsque ces quelques-unes ont commencé à maigrir, j'ai su que j'étais perdue, qu'elles allaient me perdre, j'ai su que je devais partir pour la ville car elles allaient me rejoindre là où je voulais rester seule. "Extrait de "Putain", de Nelly Arcan - Points, Seuil
Photo : Andreas Hering
14 octobre 2008
" Where is this hole I hear about ? "
" Tanya and a peppy little dancer were up next. The first time he had seen Tanya she was in a white evening gown strumming the harp at the Metropol. In little more than the flesh she was even more in control, with a cool smile and long strides that prompted rhytmic clapping at ringside... Tanya was sex-wrapped around a pole, with a slow head-down slither that seemed to swallow brass. The other dancer swung around her pole like a dynamo, which seemed quaintly Soviet. "Tanya had classical training for the ballet, but she grew too big for the men to catch." Urman turned to Arkady. "Well, you've wrestled her, you know." Pacheco's ears perked up. "Wrestled? That sounds interesting." "We had a special moment," Arkady said...
Tany slid off the runway, ignored her ringside regulars and climbered onto Arkadi's lap, where she breathed heavily and stamped him with sweat and powder. She kissed him af is they were lovers reunited and when he tried to ease her off she clung to his neck. "Where is this hole I hear about ? Is it the size of a bottle cap ?" She pressed herself against his face while she felt his scalp. All that remainded of his operation were drain scars, but she found them. If Arkady had humiliated her, she would humiliate him. "
Martin Cruz-Smith : "Stalin's ghost" - Pan Books - ISBN 978-0-330-44857-4
Photo : Keith Hartwell
10 octobre 2008
3 octobre 2008
The hollow woman - La femme creuse
Eva said, "Every once in a while I remember this thirteen-year-old girl parading on May Day with her idiotic smile. She's moved out of the village to Kiev to live with her aunt and uncle so she can go to a special school for dance;their standards are rigid, but she's been measured and weighed and has the right build. She has been selected to hold a banner that says, 'Marching into the Radiant Future!' She is so pleased the day is warm enough not to wear a coat. The young body is a wonder of growth, the division of cells produces virtually a new person. And on this day she will be a new person, because a haze comes over the sun, a breeze from Chornobyl. And so ends her days of dancing and begins her acquaintanceship with Soviets surgery." She touched the scar. "First the thyroid and then the tumors. That's how you know a true citizen of the Zone. We fuck without worries. I'm a hollow woman; you can beat me like a drum. Still, once in a while, I remember this fatuous girl and am so ashamed oh her stupidity that if I could go back in time with a gun, I would shoot her myself. When this feeling overcomes me, I go to the nearest hole or black house and hide. There are enough black houses that is never a problem. Otherwise, I have nothing to fear... traduit par l'auteur de ce blog
27 septembre 2008
29 juillet 2008
Pourquoi pas, il pleut
City of shadows - La ville des ombres- James Grady - Rivages Thriller
1 juillet 2008
Audition, Hard candy : dures à croquer
Hard candy, de David Slade (2005), confronte Hayley, web-surfeuse de 14 ans à Jeff Kohlver, séduisant photographe de 32 ans en quête de chair (très) fraîche. Lorsqu'ils se rencontrent, elle fait preuve de candeur face à cet homme devant lequel tant de femmes se sont dévêtues, mais aussi de hardiesse juvénile. Une fois chez lui, le rapport de force bascule rapidement, et l'homme se retrouve tout à coup exposé à de longues exhortations morales, un examen impitoyable de son trouble passé... et une menace d'émasculation en direct.
Si Ellen Page est convaincante dans ce rôle de teenager en contrôle de la situation, Patrick Wilson ne parvient pas vraiment à convaincre... son regard clair et vide et son jeu superficiel évoquant, disons, le pâle Jeff Daniels (pas d'offense !..).
La situation dépeinte dans "Hard Candy" n'est pas sans évoquer Audition de Takashi Miike, sorti en 2002. A l'issue d'un long cheminement en quête d'une juvénile épouse, l'honorable Shigeharu Aoyama se retrouve lui aussi au pouvoir d'Asami, jeune femme sadique, alias la troublante Eihi Shiina...
De fait, Hard candy est à Ôdishon ce que le "Canada dry" est au rhum de plantation... Difficile, il est vrai, de battre un cinéaste nippon en matière d'ambiance trouble, cauchemardesque, ou SM raffinée. Le stressant The Ring, de Gore Verbinski, avec Naomi Watts (2002), fait sans doute exception.
Thierry Follain
25 juin 2008
24 juin 2008
The light is shinning through

" The light is shinning through like never before". That's part of Hillary Clinton's current message, on her campaign site, Hillaryclinton.com. The purpose is to emphasyze the historical importance of her candidacy and to call for contributions to erase Hillary's huge campaign's debt.
So, in this positive video, the cosy and peaceful atmosphere is back. Yellow roses are blooming, and, yes, the light is really "shinning through" the curtain.
8 juin 2008
Hillary in full light
When she officially got into the presidential race, in her "I'm in" video, Hillary Clinton was filmed in a rassuring middle-class background, with family pictures and the soft glow of a lamp. A modern woman adressing her audience in an intimate way.Hillary's lamp is no more on.
6 juin 2008
Angel call
These flowers
I put on your tomb
where some call
to the womb
which bore you someday
and gave you way to this strange
summer light.

These flowers
on your tomb,
frozen by the winter wind,
are just a powerless gift,
a futile call to your departed
days.
I don't believe you ever were an angel,
nor that you need to become
one.
Thierry Follain
A Home Made production
25 mai 2008
24 mai 2008
17 mai 2008
Hail, Debbie !
Debbie Harry at the premiere of Squeezebox!, 2008. The ex-Blondie singer-leader made her own career, particularly at The Squeezebox Club, a gay/punk rock place with promiscuous sexual and stimulating practices. In the Squeezebox! movie, bye Steven Saporito and Zach Shaffer, Ms. Harry plays herself.Long life, Debbie !
See Debbie in a TV performance of "Call me" , in 1981. On my Hitherto73 YouTube Channel.
16 mai 2008
11 mai 2008
10 mai 2008
30 avril 2008
Grand Theft Auto s'illustre
Au-delà du débat sur le jeu vidéo lui-même, ça fait plaisir de voir une illustration occuper le terrain publicitaire, saturé de photos et montages plus ou moins subtils.
Retour, pour la communication, du moins, à une ligne épurée...
6 mars 2008
La joie
La joie est une enfant gracile qui avance, en équilibre, sur un étroit muret, bras écartés. Elle peut s'envoler vers des cieux inaccessibles, ou choir de l'autre côté du mur.
et répète :
Un pas pour être délivré de toute
pesanteur. "
5 mars 2008
PJ Harvey : Man-Size, incroyablement Live !
Ci-dessous une intense séquence de PJ Harvey. "Man-Size", enregistrée lors de son "White Chalk' Tour, en 2007.
Elle monte en intensité tout au long du morceau, aboutissant à une séquence hallucinée, où elle rock'n rolle sur place tout en infligeant à sa Gretsch des accords saturés, répétés, saccadés.

















