1 octobre 2009

"Et Dieu créa la femme" : Et Vadim créa Bardot

Brigitte Bardot, Jean-Louis Trintignant dans Et Dieu créa la femme, de Vadim - Badot nude, Bardot naked,Bardot nackt - BB, La femme et le pantin, Le Mépris, par Vadim, Viva Maria, Le repos du guerrier, Gainsbourg : Bonnie and Clyde - Gainsbourg, une vie héroïque, Bardot jouée par Claudia Schiffer - Blog with a View - Thierry FollainTout à la fois amant et metteur en scène, Roger Vadim a projeté sur la jeune Brigitte Bardot (22 ans) la femme qu'il aurait aimé qu'elle soit. Il en a fait un mythe féminin universel : "Et Dieu créa la femme" a créé "Bardot". C'est ce que démontre Francesco Alberoni dans "L'érotisme", livre profondément humaniste sur les pulsions érotiques différenciées de l'homme et de la femme, et leur fusion en marge du temps et de la quotidienneté.

Brigitte Bardot avec Errol Flynn, 1956 - BB, La femme et le pantin, Le Mépris, par Vadim, Viva Maria, Le repos du guerrier, Gainsbourg : Bonnie and Clyde - Gainsbourg, une vie héroïque, Bardot jouée par Claudia Schiffer - Blog with a View - Thierry Follain" Brigitte Bardot est au contraire devenue un sex-symbol. Son image a d'abord été celle d'une adolescente sans inhibitions et un peu en marge.

Brigitte Bardot : Et Dieu créa la femme, BB, La femme et le pantin, Le Mépris, par Vadim, Viva Maria, Le repos du guerrier, Gainsbourg : Bonnie and Clyde - Gainsbourg, une vie héroïque, Bardot jouée par Claudia Schiffer - Blog with a View - Thierry Follain Le signe de l'absence de danger, chez elle, a été un certain degré de désordre et de négligence : vêtue comme par distraction, les cheveux à moitié décolorés.Elle a joué les filles faciles qu'on peut prendre et laisser sans conséquences."

Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme, de Vadim - BB, La femme et le pantin, Le Mépris, par Vadim, Viva Maria, Le repos du guerrier, Gainsbourg : Bonnie and Clyde, Comic Strip - Gainsbourg, une vie héroïque, Bardot jouée par Claudia Schiffer - Blog with a View - Thierry Follain"Vadim a eu un talent; il a vu que la beauté de la femme qu'il aimait pouvait être universelle.

Brigitte Bardot,  affiche de Et Dieu créa la femme, 1956, de Vadim - BB, La femme et le pantin, Le Mépris, par Vadim, Viva Maria, Le repos du guerrier, Gainsbourg : Bonnie and Clyde - Gainsbourg, une vie héroïque, Bardot jouée par Claudia Schiffer - Blog with a View - Thierry FollainMais cette beauté était encore une matière brute et il fallait l'animer d'un rêve. L'amoureux tend toujours à transformer celle qu'il aime de façon à le rendre encore plus désirable à ses yeux.Vadim a projeté sur l'actrice ses rêves, ses fantasmes érotiques, ses délires, et l'a conduite à en être l'instrument.


Brigitte Bardot, dans Et Dieu créa la femme, de Vadim, 1956 - BB, La femme et le pantin, Le Mépris, par Vadim, Viva Maria, Le repos du guerrier, Gainsbourg : Bonnie and Clyde - Gainsbourg, une vie héroïque, Bardot jouée par Claudia Schiffer - Blog with a View - Thierry FollainIl lui a dit comment s'habiller, comment parler, comment regarder, comment bouger, comment s'asseoir, comment dire oui, comment dire non.

Brigitte Bardot, BB, La femme et le pantin, Une ravissante idiote, Le Mépris, par Vadim, Viva Maria, Le repos du guerrier, Gainsbourg : Bonnie and Clyde - Gainsbourg, une vie héroïque, Bardot jouée par Claudia Schiffer - Blog with a View - Thierry FollainLa femme qui apparaît dans "Et Dieu créa la femme" est le produit de ce rêve d'amour. Il la montre au cinéma telle qu'il l'a imaginée pour la rendre infiniment désirable.

Brigitte Bardot - Bardot - BB, La femme et le pantin, Le Mépris, par Vadim, Viva Maria, Le repos du guerrier, Gainsbourg : Bonnie and Clyde - Gainsbourg, une vie héroïque, Bardot jouée par Claudia Schiffer - Blog with a View - Thierry Follain
 
Son génie lui a fait voir ce que les gens de son temps désiraient et ce qu'ils attendaient. Le film est la réalisation, en chair et en os, de ce rêve collectif. C'est ainsi naît le mythe. "


Extrait de "L'érotisme", par Francesco Alberoni (Ramsay, 1987).



L'avis des critiques américains sur "Di
eu créa la femme", sur
Rotten Tomatoes
.
"Bardot, a suicidal sex bomb", par Peter Evans

Femmes des Années 60




26 septembre 2009

Dans "The Handy Goddess", Barbara Wurden bricole avec talent la répartition des rôles entre hommes et femmes !


Dans sa série de vidéos "The Handy Goddess", l'artiste Barbara Warden introduit vitalité et sensualité dans l'univers du bricolage et de la rénovation d'habitation. Une performance qui casse tous les codes entre genres féminin et masculin. Un acte créatif et libérateur 100% féminin.

Barbara Wurden, american artist, in The Handy Goddess - http://blog-with-a-view.blogspot.com - Thierry FollainAccessible sur YouTube, la série "The Handy Goddess" de Barbara Wurden transgresse avec talent les traditionnels codes féminin-masculin. Elle diffuse par l'image des conseils pratiques aux bricoleurs et rénovateurs de maisons, dans un style parfaitement allumé, et sans renoncer une seconde à sa séduction. Ce jeu de rôle amusant et complexe constitue tout à la fois un service pratique et une performance permanente.
Barbara Wurden, american artist, in The Handy Goddess 2 - http://blog-with-a-view.blogspot.com - Thierry FollainEn élargissant le sujet, seule la culture occidentale permet la création de tels espaces de liberté aux femmes. C'est peut-être ce qu'il faut se rappeler les jours où pointent nos multiples culpabilisations : pillage de la planète, colonialisme, surconsommation, et ainsi de suite.

Il n'y a pas de mal à se soutenir le moral, et
The Handy Goddess
, "la déesse adroite de ses mains" y contribue fortement !

Barbara Wurden, Site

The Handy Goddess, le site


19 septembre 2009

"La chute" de Hirschbiegel hésite entre réparation et rédemption


A la fin de "Der Untergang" (La chute), film qui nous plonge au coeur de la démence nazie agonisante, circonscrite à quelques quartiers de Berlin, une chancellerie en ruine et un bunker glauque, le réalisateur, Oliver Hirschbiegel, s'offre et nous offre une pause quasi-onirique.


Der Untergang, La chute, The downfall, Oliver Hirschbiegel, Bruno Ganz, Alexandra-Maria LaraDemeurée étonnamment pure et sans tâche, Traudl Junge, la jeune secrétaire d'Hitler (Alexandra Maria Lara), parvient à quitter le bunker et Berlin occupée par les Russes, avec et grâce à un jeune garçon dont les parents ont été exécutés par les ultimes escadrons de la mort nazis, qui se fait passer pour son fils.

Der Untergang, La chute, The downfall, Oliver Hirschbiegel, Bruno Ganz, Alexandra-Maria Lara - 2Sur une envolée musicale aux accords romantiques, la jeune femme et le garçon s'enfoncent dans la campagne allemande, sur un vélo qu'ils ont trouvé. Avant le fading final, ils sont illuminés par un soleil finissant, ou naissant, doré.

Après cette respiration, Der Untergang reprend un cours pédagogique, incluant énoncé du destin des divers protagonistes et témoignage, voire remords de la vraie Traudl Junge, peu avant sa mort en 2002.

Le coeur du réalisateur de Der Untergang semble avoir balancé un instant entre catharsis purificatrice, le cheminement de deux êtres apaisés après le crépuscule nazi vers un halo doré, et nécessité de rendre des comptes à l'Histoire. Comme s'il avait voulu, un bref moment, échapper à sa propre création crépusculaire...

Difficile choix entre histoire et Histoire...


28 août 2009

Comme font les amoureux

Evan Hunter - Les mensonges de l'aube - The moment she was gone - Ed McBain - l'Archipel" ... Nous nous quittons dehors, sur le trottoir, comme des étrangers. Comme des étrangers, nous n'échangeons même pas une poignée de main. Elle part dans une direction, moi dans l'autre. Il fut un temps où nous nous retournions pour regarder l'autre, comme font les amoureux. Nous nous faisions des petits numéros de mime : serrer les bras autour de la poitrine puis les ouvrir en grand pour dire "je t'aime, je t'aime". Une fois, deux fois, trois fois, parfois trois ou quatre avant de nous perdre de vue. Il fut un temps...
Aujourd'hui, je ne me retourne pas pour la regarder.
Je suis certain qu'elle ne me regarde pas non plus..."

Les mensonges de l'aube - Evan Hunter - Editions l'Archipel

2 août 2009

Françoise Dorléac et le lycéen

Françoise Dorléac, soeur de Catherine Deneuve, actrice et mannequin Dior des années 60. Francoise Dorleac, french actress and Dior model, Catherine Deneuve's sister - Cul de sac, The soft skin, That man from Rio
Beau témoignage sur Françoise Dorléac, asssocié à la vidéo "Françoise Dorléac - Strange Orchard", sur "Downbythewater", ma chaîne YouTube :

"J'étais lycéen... 1964. ..un enseignant nous encourageait à faire des exposés...j 'ai pris "cinéma"... et téléphoné à Françoise Dorléac qui, tout simplement, a accepté de me rencontrer et de parler de son métier trois heures durant dans un bar du Faubourg St Honoré...jamais je n'oublierai ces moments là, ni cette actrice sublime, fauchée à la fleur de l'âge, et qui était tellement moderne dans son jeu... et si belle..."


French actress Françoise Dorléac and David Niven, on Where are the spies's set (1965) - Françoise Dorléac et David Niven, sur le tournage de Passeport pour l'oubli (1965)Une raison de plus de la regretter.

A voir : "pour Françoise"
, le beau site de Chantal Hoareau.


En bas : Françoise Dorléac et David Niven sur le tournage de "Where the spies are" (Passeport pour l'oubli) - Photo Life.



31 juillet 2009

Kenya : un père très cool


Entendu sur "Appels sur l'actualité", RFI, ce matin. Un auditeur kenyan défend la production de roses dans son pays, contestée par certaines ONG (motif : la baisse des eaux et la pollution induite dans le lac Naivasha).

Un détail : l'animateur, Juan Gomez, introduit le dit auditeur en le félicitant, car il est papa depuis à peine deux heures.

Mais il a l'esprit à la défense de l'emploi dans la production de rose kenyanne, sous capitaux anglais et hollandais.

Un père très cool, en somme...



29 juillet 2009

PJ Harvey : "Is this desire?"

PJ Harvey, rid of me"Is this desire ?". Dans cet album intense, ténébreux, sorti en 1998, P.J Harvey explore les faces ambigües de la sexualité. Deux textes denses, brûlants, par une"songwriter" talentueuse…

The Garden

and he was walking in the garden
and he was walking in the night
and he was singing a sad love song
and he was praying for his life
and the stars came out around him
he was thinking of his sins
and he's looking at his song-bird
and he's looking at his wings
there inside the garden
came another with his lips
said, 'Won't you come and be my lover?'
'Let me give you a little kiss'
and he came, knelt down before him
and fell upon his knees
said, 'I will give you gold and mountains
if you stay awhile with me'
and there was trouble taking place.
there inside the garden
they kissed, and the sun rose
and he walked a little further
and he found he was alone
and the wind, it gathered round him
he was thinking of his sins
he was looking at his song-bird
and he was looking at his wings
and there was trouble taking place.

PJ Harvey, album

Catherine

Catherine De Barra, you've murdered my thinking
I
gave you my heart, you left the thing stinking
I'd break from your spell if it weren't for my drinking
And the wind bites more bitter with each light of morning.
I envy the road, the ground you tread under,
I envy the wind, your hair riding over,
I envy the pillow your head rests and slumbers,
I envy to murderous envy your lover
'til the light shines on me
I damn to hell every second you breath
I envy
Oh my Catherine
For your eyes smiling
And your mouth singing
With time I'd have won you
With wile I'd have won you
For your mouth singing.


  • D'un clic, sur PJ, sur ce blog : "Polly Jean"…

  • 27 juillet 2009

    "Vous éteignez vraiment les incendies?"

    Pompiers de Paris, leçon particulière de réanimationBrièvement capté sur M6 hier soir, retour de dimanche au grand air, un docu sur les pompiers de Paris en action lors de (ce que je suppose être) la Fête de la Musique. Basés à la caserne de Montmartre, ils passent et repassent tout au long de la soirée dans une rue noire de monde, de jeunes de plus en plus émêchés. Pas bien vieux eux-mêmes, dévoués, musclés, nos pompiers parisiens deviennent une attraction majeure de la soirée.

    Moment intense : deux jeunes et jolies femmes, dont l'une a une rose à la main, conversent avec le pompier passager, un solide gaillard au crâne rasé, dans la prime trentaine.


    Dialogue à haut pourcentage de drague :


    Jeune femme 1 : "Vous éteignez vraiment les incendies ?", question pour le moins ambiguë, puisqu'elle s'adresse à un soldat du feu. Le pompier confirme d'un hochement de tête.

    Jeune femme 2 : "Vos vêtements sont très serrés, non ? Une fois, j'en ai suivi deux dans un escalier et leurs pantalons étaient très serrés."

    Pompier : "Ah, mais c'est parce qu'ils avaient déjà de belles formes!"

    La jeune femme approuve avec conviction. Enfin, elle offre la rose à son interlocuteur. Elle lui fait la bise, "Un baiser du Brésil!". L'autre de même.


    C'est chaud, parfois, la vie d'un pompier de Paris.


    23 juillet 2009

    La bête, de Roslund et Hellström : Noir, c'est noir

    Avec "La Bête", Roslund et Hellström signent un roman d'un noir d'encre, dont la société suédoise dans son ensemble ne sort pas grandie. De la pédophilie la plus cruelle à la fureur populaire, en passant par le désespoir solitaire d'un père à bout de souffle, le lecteur a bien du mal à respirer.

    Des fillettes violées, mutilées, un écrivain en chute libre qui perd avec sa fille sa raison de vivre et devient justicier, des policiers blasés, vivant dans le passé ou tourmentés par leur infidélité, un jeune procureur qui ne vise que sa carrière, une juge qui sympathise avec l'accusé mais va cependant orienter le jury vers la perpétuité, une population qui s'empare d'un drame personnel pour se livrer aux pires excès, un système judiciaire et carcéral dénué d'humanité... bienvenue dans un monde sans espoir avec "La Bête" de Roslund et Hellström. Un roman plus que noir qui pourrait bien ressembler à la réalité. Durant le procès passe le souffle de "L'Etranger" de Camus, avec cet homme seul dans un box, totalement déconnecté des jurés, des juges, des journalistes, de la foule qui sympathise avec lui pour les plus mauvaises raisons. Seuls peuvent nous soulager en fin de lecture le souvenir de Marie, la fillette sacrifiée, Micaela, la jeune amante impliquée, Kristina, l'avocate, et Rebecka, la femme-pasteur. Lueurs d'espoir féminines dans un monde bien sombre.


    La Bête (Odjuret) - Roslung & Elström - "Sang d'encre" - Presses de la Cité.


    Illustration : Anders Engman/Megapix - Arne Oström





    15 juillet 2009

    L'Ange de la Dolce Vita rencontre Spooky Tooth sur la plage, à l'aube

    Federico Fellini, La Dolce Vita - Blog with a View - Thierry FollainA la fin de "La Dolce Vita", ce chef-d'oeuvre de Fellini, Marcello, journaliste "people" avant la lettre, fait la rencontre distante, sur une plage, à l'aube, d'une jeune femme angélique (dans tous les sens du terme). Le bruit de la mer, et surtout l'esprit fermé de l'homme, l'empêchent de répondre à cet appel vers une vie autre...

    Spooky Tooth : Spooky Two - Blog with a View - Thierry FollainM'est apparu soudain la convergence entre cette scène sobre et magnifique et "Holy water", morceau gospel-blues de Spooky Tooth, où la voix de Mike Harrison est supportée par un choeur féminin de toute beauté. D'où la création de la vidéo : "Spooky Tooth : Kyle - La Dolce Vita - Fellini", sur ma chaîne YouTube.



    9 juillet 2009

    Bulle de sérénité Gare de Lyon

    Un dimanche de juin, Gare de Lyon (Dali avait la Gare de Perpignan comme référence, moi c'est la Gare de Lyon). Attente d'un train au quai pas encore affiché.

    Quelques centaines de personnes patientent, les chariots de ravitaillement passent, klaxonnent. Dans ce tumulte, au bout du quai, un jeune fille a créé son nid. Assise en tailleur, ses possessions rassemblées autour d'elle, elle écoute, sereine, sa musique.

    Elle n'est pas dans la gare. La gare et son agitation entourent sa bulle, tel un flot tumultueux contournant un ilôt. Belle leçon zen au sein d'un univers fourmillant.

    Photo : Thierry Follain


    27 juin 2009

    Little Nemo : Running to the Sun on YouTube

    Little Nemo, Running to the sun - Blog with a View
    Bardot, Debbie Harry, PJ Harvey, Marlene Dietrich, Michelle Pfeiffer et tant d'autres...

    Michelle Pfeiffer, The fabulous Baker Boyss'animent rythmiquement sur la vidéo

    Blondie, Hanging on the telephone - Blondie, Heart of glass - Blondie, Atomic - Blog with a ViewRunning to the Sun (Little Nemo) sur ma Chaîne YouTube.

    Alice Wells, photos
    PJ Harvey, Man-Size, Rid of me, Harvey, A perfect day, Elise, One line, This mess we are in, Tom Yorke - Blog with a View


    Brigitte Bardot, BB, Bardot, Bardot, la fleur dans les cheveux - Blog with a View



    7 juin 2009

    Désordre urbain : Wet dream by Ornicar

    Confusion et inversion des genres,
    étreintes humides,
    échanges (é)jaculatoires...

    ambiance tropicale pour la prestation d'Ornicar,
    samedi 6 juin,
    Place de la Réunion,Paris 20ème.

    Qui est qui? Qui est quoi?

    A contre-courant.

    Acting féminin revendicatif, exhaustif,

    exhausting, exhausted.

    (re)naissance,
    cordons multiples,
    liquide
    amniotique,
    pose pathétique,
    érotique.


    Photos : Thierry Follain
    Reproduction autorisée avec mention du nom de l'auteur.


    31 mai 2009

    Chaude, la Fête des Mères 2009 ! Hot Mothers Day in Paris !

    Chaude, très chaude, la Fête des Mères 2009 au BHV Hôtel de Ville!

    Combien d'enfants offriront de la lingerie sexy à Maman ? Et si c'est leur époux ou compagnon qui passe à l'action, ne sera-t-il pas soupçonné de corrompre l'esprit de cette fête familiale ?

    A moins que le message ne soit : "Mère, Maman, Mamour,
    tu restes une femme de désir, une femme désirable et désirante".

    Intéressant, confortant, réconfortant.

    Amen.

    Photos : Thierry Follain
    Reproduction permise avec mention du nom de l'auteur.


    16 mai 2009

    Manara, à la recherche des filles perdues

    Milo Manara, femme au papillon - Blog with a ViewMinos Manara, chantre des longues filles
    et de l'érotisme chaleureux, exacerbé, debridé.


    Milo Manara, femme et homme invisible - Blog with a ViewUne bouffée délirante, désirante, dans un monde toujours plus
    normalisé, lissé, cadré.


    Mino Manara, fille et homme dominant - Blog with a View
    Milo Manara, femme indienne nue - Blog with a View

    French suburban street fashion

    Two girls from south-west suburbs
    at a parisian bus stop.


    Young mother with a baby in a pram.

    Photos : Thierry Follain (c)


    monica bellucci vs. the common man


    Man lonely caught in
    Monica Bellucci's "rondeurs sublimes".

    Paris, Gare de Lyon, May 09.

    photo : Thierry Follain (c)

    6 mai 2009

    Ian Rankin, John Rebus : Toe to Top

    In two occurences, Ian Rankin's Inspector Rebus comes to eye contact with a young woman through ankle level's view. Not a bad point of view.

    " The cigarette was tucked behind his right hear, and he pawed at it, not quite catching it as it fluttered to the ground, against sending it rolling. Stooped, eyes down, Rebus started following, and almost collided with a pair of legs. The cigarette had come to rest against the pointed toe of a gloss-black, ankle-high stiletto. The legs above the shoes were covered in ripped black fishnet tights. Rebus stood up straight. The girl could have been anything from thirteen to nineteen years old. Dyed black hair lay like straw against her head, Siouxsie Sioux style. Her face was deathly white, the eyes and lips painted black. She was wearing a black leather jacket over layers of gauzy black material. 'Did you slash your wrists?" she asked, staring at his bandages."

    Ian Rankin - A question of blood, 2003

    "Two dancers emerged from behind a curtain and started working the room. Hard to say if they've been giving private dances or taking a cigarette break. One started to approach Rebus, her smile evaporating as he shook his head. The barman asked him what he was drinking.
    'I'm not,' he said. 'Just need to borrow your lighter.' A pair of high heel had stopped in front of him. Their owner wriggled her way down until she was at eye level with him. Rebus broke off lighting his cigarette long enough to tell her he needed a word.
    'I've a break coming in five minutes,' Molly Clark said. She turned towards the barman. 'Ronnie, give my friend here a drink.'
    'Fine,' Ronnie answered, 'but it's coming out of your wages.'
    She ignored him, stretching herself upright again and treading gingerly towards the other end of the bar."

    Ian Rankin - The naming of the dead, 2006