25 février 2007

24 février 2007

PJ Harvey : "Is this desire?"

"Is this desire ?". Dans cet album intense, ténébreux, sorti en 1998, P.J Harvey explore les faces ambigües de la sexualité. Deux textes denses, brûlants, par une"songwriter" talentueuse…

The Garden

and he was walking in the garden
and he was walking in the night
and he was singing a sad love song
and he was praying for his life
and the stars came out around him
he was thinking of his sins
and he's looking at his song-bird
and he's looking at his wings
there inside the garden
came another with his lips
said, 'Won't you come and be my lover?'
'Let me give you a little kiss'
and he came, knelt down before him
and fell upon his knees
said, 'I will give you gold and mountains
if you stay awhile with me'
and there was trouble taking place.
there inside the garden
they kissed, and the sun rose
and he walked a little further
and he found he was alone
and the wind, it gathered round him
he was thinking of his sins
he was looking at his song-bird
and he was looking at his wings
and there was trouble taking place.

Catherine

Catherine De Barra, you've murdered my thinking
I
gave you my heart, you left the thing stinking
I'd break from your spell if it weren't for my drinking
And the wind bites more bitter with each light of morning.
I envy the road, the ground you tread under,
I envy the wind, your hair riding over,
I envy the pillow your head rests and slumbers,
I envy to murderous envy your lover
'til the light shines on me
I damn to hell every second you breath
I envy
Oh my Catherine
For your eyes smiling
And your mouth singing
With time I'd have won you
With wile I'd have won you
For your mouth singing.


  • D'un clic, sur PJ, sur ce blog : "Polly Jean"…

  • Hillary, te fais pas de Bill !

    Me serais-je trompé sur Hillary Clinton ?.. Je voyais dans sa campagne "Hillary said..." une manifestation d'indépendance, d'affirmation de soi. Et voilà que Bill, oui, Bill, l'ancien Président, l'époux (volage)arrive en renfort !

    L'homme entoure de ses bras puissants sa frêle compagne. Le message subliminal et textuel est simple "Démontrez l'ampleur et la profondeur du support à Hillary"…en levant un million de dollars en une semaine. En fait, ce n'est pas un homme qui assiste Hillary... un ange, plutôt, protecteur, arborant dans un halo barbe et vêtements blancs. En parfait contraste avec sa compagne, de noir vêtue. Alors que lui regarde vers le passé, elle scrute l'avenir (avec des lunettes noires, il est vrai). Bill Clinton est ici le fantôme d'une Présidence d'avant, transmettant sa force et sa foi à l'épouse qui se lance à la conquête de la Maison Blanche.

    Mirage berbère

    Les peintres orientalistes, des photographes commerciaux comme Lehner et Landrock ou l'Algérois Geiser ont transposé sur la femme berbère l'imaginaire occidental du harem et des créatures voluptueuses parées de somptueux bijoux. Naissait ainsi un personnage dénudé, orné, à fort pouvoir érotique. C'est vrai, les femmes kabyles portaient de lourds bijoux d'argent pur ou niellé. Ceux-ci manifestaient leur statut, leur potentiel sexuel, le rang et surtout la situation sociale, patrimoniale de leur famille, de leur tribu. Elles n'exhibaient pas leur nudité pour autant ! C'est dans les ateliers, dans les bordels coloniaux que vivait cet imaginaire de la femme d'ailleurs, sensuelle, tentatrice, en attente de l'étreinte.

    Ce malentendu a été exploré par le maître de ce blog, dans un texte intitulé "Le grand voile bat comme une aile". Ce titre fait référence à une nouvelle de Guy de Maupassant sur les Ouled Naïl, authentique caste de prostituées chamarrées, dont "l'exotisme" tarifé ravissait peintres, écrivains et colons français.

    21 février 2007

    Augenblick

    Au-delà de la grille,
    des frontières contraintes de l'enfance,
    un regard sur l'avenir, sur la vie...

    Photo : Andreas Hering

    19 février 2007

    Mine de rien...

    Quelques ligne éclairantes de Véronique Perrin sur une pudeur islamique à sens unique...

    " ... Il faut donc isoler le beau sexe, cloîtrer la femme, voiler son corps, assourdir sa voix. Prise au ras du tapis de prière, la pudeur musulmane vise surtout à maintenir la paix sociale. Tout se passe comme si l'instinct sexuel échapait totalement au contrôle de l'homme. Comme si la femme, allumeuse en diable, était une bombe ambulante dont la chevelure serait la mèche. Comme si le sexe de l'homme n'était qu'une allumette prête à craquer devant la première femelle venue. Et c'est ainsi qu'un voile de pudeur recouvre la femme. Le Coran en loue la vertu et la Sunna renchérit. Il vise d'ailleurs moins à dérober au regard la femme proprement dite qu'il veille à ne donner aucune prise à la concupiscence mâle. Une très proche parente, hors circuit de la séduction, une vieille femme, pourraient se dévoiler sans péril. Mais la jeune fille, l'épouse active, la femme mûre, doivent non seulement se couvrir mais aussi veiller à ce que l'étoffe du voile soit la plus épaisse et la plus ample possible... La pudeur ne procède pas seulement de l'intention, elle implique la précaution. Pas de parfum ou de clinquant ni de bruit de marche. Satan ne manquerait pas d'en caresser avec l'oreille, l'oeil et l'odorat du mâle. La croyante doit marcher dans la rue comme sur un champ miné, mine de rien. La voix fait partie de son intime féminité. Elle ne doit pas souffler mot en présence d'un étrange

    (extrait de "La pudeur - la réserve et le trouble" - Autrement).


    Condomnation éternelle

    - T'as vu ?..
    - J'ai vu quoi ?
    - New York. New York, USA.
    - Oh, c'est haut. Oui, et après ?..
    - La Mairie lance un nouveau package de préservatifs. Des condoms gratuits. Avec le look de la signalisation du tube newyorkais.
    - Du subway.

    - C'est quoi le rapport entre capotes et subway ?
    - Réfléchis...
    - Je ne fais que cela.
    - Evocation freudienne. La grosse rame lancée à toute vitesse dans un long tunnel.
    - …
    - Ca ne plaît pas aux Cathos… Ils protestent.
    - Pourquoi ?
    - C'est immoral. Si tu distribues des capotes gratuites, les irresponsables vont s'*** en l'*** par tous les ***.
    - Ca lui va bien, à l'Eglise américaine, elle qui est au bord de la banqueroute avec les procès pour pédophilie.
    - Tu l'as dit…
    - C'est un vieux truc religieux, ça. Dès que tu en parles, tu pèches. Ou tu vas pécher.
    - Exactement.
    - Tant que tu n'as pas de préservatif sous la main, tu ne songes absolument pas à ***.
    - Voilà.
    - Idem chez les Islamistes de catégorie 1. Voir la femme, fût-ce un fragment de cheville, c'est ***, déclencher immédiatement une envie de la ***.
    - Absolument, voir message plus haut.
    - "Mine de rien" ?
    - Exactly.
    - En y réfléchissant bien…
    - Oui…
    - C'est un peu pareil pour les "politiquement corrects". Si tu ne prononces pas certains mots, tout va mieux.
    - Mmmm.
    - Ce n'est pas la réalité qui compte, mais le compte-rendu de la réalité. Catholiques, Islamistes et Politically corrects, même combat. Contrôler mots, attitudes et discours, mais ne pas vraiment améliorer le réel.
    - Tu te fais du mal, là…
    - Mais non.
    - Mais si…
    - Embrasse-moi !

    (Afin d'épargner la pudeur de nos lectrices et lecteurs, certains passages ont été soumis à censure)

    15 février 2007

    What "Hillary" said...

    Appelez-la "Hillary"

    En novembre 2008, les Américains voteront peut-être pour Hillary Clinton. Enfin, non, ils choisiront "Hillary for President". Voilà qui change tout. "Hillary", c'est chaleureux, familier. Je ne vote pas pour une représentante de l'establishment politique, mais pour une femme, une amie. Une personne qui saura m'écouter, me comprendre. Si je suis une femme, je voterai pour une consoeur détachée de tout lien avec un homme. Un ancien Président en l'occurrence, pas un mauvais, mais qui a terminé sa carrière englué dans le plus ahurissant des procès, mettant sur scène une jeune stagiaire de la Maison Blanche aux talents ludiques affirmés. Je ne choisirai donc pas une "Clinton", mais "Hillary". Une femme avec une nouvelle et familière identité, qui roule pour elle, et pour moi, libérée de la tutelle masculine et scandaleuse de son époux. Ainsi, sur un sujet aussi sérieux et inquiétant que l'éventuelle intervention américano-bushienne en Iran, c'est "Hilary" qui a pris position au Sénat. Chez nous, le compte-rendu des déclarations de Ségolène Royal sur la politique africaine de la France pourrait-il être précédé de "Ségolène a déclaré..." ? Pas très évident...

    8 février 2007

    Sur la peau, ou dans la peau ?..

    61% d'entre elles pensent qu'il serait pire de perdre leur vêtement favori que de se priver de sexe un mois durant.

    Une majorité monterait la barre à 15 mois d'abstinence contre des placards remplis de nouvelles fringues. 2% de fanatiques renonceraient même aux échanges rapprochés et autres siestes crapuleus
    es pendant 3 ans !..

    De qui s'agit-il ? De 1 000 Américaines entre 18 et 54 ans récemment sondées sur leur potentiel affectif et sensuel envers, respectivement, les hommes et les habits.

    Les femmes, du moins les Américaines, préfèreraient donc les vêtements aux mecs.

    Par ailleurs, 48% des sondées comptent plus sur leurs vêtements favoris que sur leur compagnon pour se sentir sexy, bien dans leur peau… Il est vrai qu'un haut affriolant ou un jean près du corps ne passe pas son temps à mater les beautés qui passent…

    Le bonheur serait donc non dans le pré ni dans le lit conjugal ou passionnel, mais chez Calvin Klein et compagnie.

    Je trouve ce sondage, je l'avoue, très alarmant. Je me sens, à mon tour, remis en cause, insécurisé, non désiré. Malheureusement, le niveau actuel de mon compte en banque ne me permet pas de foncer chez Hugo Boss, ou non, plutôt, Kenzo, pour soulager mes angoisses.

    Femmes de France, pays du "toujours l'amour", de la séduction, de Jeanne Moreau, Brigitte Bardot, Emmanuelle Béart et autres Audrey Tatou, rassurez-moi, vous ne préférez pas Gap ou Zara à vos hommes chéris, tout de même ?.. Vous ne seriez pas du genre à anticiper les soldes un mois à l'avance, et à vous y précipiter, si possible, dès la première heure ?

    Rassurez-moi !..


    Source : Reuters – Sondage Unilever.
    Photo : "9 1/2 Weeks", d'Adrian Lyne.


    5 février 2007

    Chère, très chair...

    Une belle variation du photographe Marc Lagrange sur le thème du corset. A partir de la contrainte, du façonnage du corps, il crée une liberté, une réminiscence remodelée. L'effet de reflet crée une ronde sereine, immobile.

  • D'un clic : Marc Lagrange, photos sensuelles

  • 2 février 2007

    Ethique

    - Tu as entendu Sarkozy ?
    - Sûrement... à propos de quoi ?
    - Il veut soutenir ceux qui se lèvent tôt.
    - Ah oui...
    - L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.
    - Je préfère la version anglo-saxonne : "The early bird gets the worm".
    - L'oiseau matinal...
    - choppe le ver. Exactement. Et ça pose un sacré problème éthique.
    - Ah.
    - Et oui. Si on ne peut nier que l'oiseau a été récompensé de sa matinalité , ou matinalitude, quid du ver ?
    - Le ver ?
    - Qui s'était levé bien tôt, lui aussi, afin de remplir sa fonction : "contribuer à la fertilité des espaces arables en creusant de petits tunnels, aérer la terre et l'enrichir par ses apports organiques".
    - Sans blague?
    - Sérieux. Objectivement, tous ceux qui se lèvent de bonne heure ne reçoivent pas la même récompense.
    - Mais il pensait aux ouvriers, non, Sarkozy ?
    - Peut-être. Qu'est-ce qu'elle en dit, Ségolène Royal, elle, des ouvriers matinaux ?
    - Je ne sais pas, elle se documente sur eux. Elle veut "mieux les connaître".
    - Comme Sarkozy ?
    - Comme Sarkozy.